Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2203273
mercredi 17 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2203273 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP OMNIA LEGIS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2022, M. A B, représenté par Me Mongis, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2022 par lequel la préfète d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le Maroc comme pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre à la préfète d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et, à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer, durant cet examen, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Concernant l'arrêté pris dans son ensemble :
- l'arrêté est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle.
Concernant la décision portant refus de titre de séjour :
- faute pour la préfète de démontrer avoir régulièrement sollicité l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, l'arrêté attaqué sera regardé comme entaché d'un vice de procédure ;
- il revient à la préfète d'établir que le collège était bien composé de trois médecins, distincts du médecin chargé d'établir le rapport de saisine et qui ont, chacun, valablement signé l'avis médical prétendument rendu le 6 avril 2022 ;
- la préfète s'est cru à tort liée par l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision se trouve privée de base légale du fait de l'illégalité de la décision de refus de délivrer un titre de séjour.
Concernant la décision fixant le Maroc comme pays de renvoi :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2022, la préfète d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La rapporteure publique, autorisée par Mme Rouault-Chalier, présidente de la formation de jugement, a été dispensée, sur sa proposition, d'avoir à prononcer des conclusions.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant marocain né le 1er janvier 1951, est entré régulièrement en France le 1er juillet 2019. La préfecture d'Indre-et-Loire lui a délivré une première autorisation de séjour d'une durée de six mois en raison de son état de santé. Il a sollicité le 8 janvier 2020 le renouvellement de ce titre, qui lui a été accordé après réception d'un avis favorable de l'Office français de l'immigration et de l'intégration daté du 31 mars 2020. Il a par la suite à nouveau bénéficié, sur sa demande, d'un renouvellement de ce titre de séjour après que le collège de médecins de l'office a émis, le 12 avril 2021, un avis favorable. Le 25 septembre suivant, M. B a présenté une nouvelle demande de renouvellement. Toutefois, par un arrêté du 8 juin 2022, la préfète d'Indre-et-Loire l'a rejetée, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le Maroc comme pays de destination de la mesure d'éloignement. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. En l'espèce, l'arrêté contesté comporte les motifs de droit et de fait sur lesquels la préfète d'Indre-et-Loire s'est fondée pour rejeter la demande de titre de séjour formée par le requérant et prendre, à son encontre, une obligation de quitter le territoire français. Il indique, notamment, les considérations relatives à son état de santé et mentionne l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le 6 avril 2022. L'arrêté litigieux fait également état des considérations relatives à la vie privée et familiale du requérant, dont il précise qu'il n'a aucune attache en France hormis son fils, le reste de sa famille se trouvant au Maroc et dont il souligne qu'il a nécessairement construit sa vie socio-professionnelle dans son pays d'origine. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté est insuffisamment motivé.
4. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'avant de refuser de délivrer un titre de séjour à M. B, la préfète d'Indre-et-Loire n'aurait pas procédé à un examen complet et sérieux de sa situation. Le moyen tiré d'un tel défaut d'examen doit donc être écarté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. () Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ".
6. D'une part, il résulte de la combinaison de ces dispositions que la régularité de la procédure implique, pour respecter les prescriptions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que les documents soumis à l'appréciation du préfet comportent l'avis du collège de médecins et soient établis de manière telle que, lorsqu'il statue sur la demande de titre de séjour, le préfet puisse vérifier que l'avis au regard duquel il se prononce a bien été rendu par un collège de médecins tel que prévu par l'article L. 425-9. L'avis doit, en conséquence, permettre l'identification des médecins dont il émane. L'identification des auteurs de cet avis constitue ainsi une garantie dont la méconnaissance est susceptible d'entacher l'ensemble de la procédure. Il en résulte également que, préalablement à l'avis rendu par ce collège de médecins, un rapport médical, relatif à l'état de santé de l'intéressé et établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, doit lui être transmis et que le médecin ayant établi ce rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège de médecins qui rend l'avis transmis au préfet. En cas de contestation devant le juge administratif portant sur ce point, il appartient à l'autorité administrative d'apporter les éléments qui permettent l'identification du médecin qui a rédigé le rapport au vu duquel le collège de médecins a émis son avis et, par suite, le contrôle de la régularité de la composition du collège de médecins.
7. En l'espèce, le requérant se prévaut de ce que l'avis médical du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'est pas produit, ce qui ne permet pas de vérifier la régularité de la procédure suivie en amont du refus de délivrance de titre de séjour, au regard des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, l'avis médical du 6 avril 2022, qui a été communiqué en cours d'instance, comporte le nom, la qualité et la signature des trois médecins qui en sont les auteurs ainsi que l'identification du médecin rapporteur dont la signature n'y figure pas, ce dernier n'ayant pas siégé. Il ressort, par ailleurs, des termes mêmes de cet avis que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration s'est prononcé sur l'intégralité de la situation médicale de M. B, en apportant les précisions sur son état de santé telles qu'exigées par l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 précité. Cet avis étant de nature à permettre à la préfète de prendre une décision de façon éclairée quant à la nécessité de délivrer à M. B un titre de séjour, ce dernier n'est, par suite, pas fondé à soutenir que la consultation du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration serait entachée de vices de procédure.
8. D'autre part, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
9. Pour refuser de renouveler le titre de séjour de M. B en qualité d'étranger malade, la préfète d'Indre-et-Loire s'est fondée sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 6 avril 2022 qui a estimé que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais que M. B peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel il peut voyager sans risque. Le requérant, qui a levé le secret médical, fait valoir qu'il souffre de céphalées chroniques, d'une malformation artérioveineuse occipitale associée à une épilepsie ainsi que d'une hypertrophie prostatique constituant une importante gêne au quotidien. Pour contredire l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, M. B se prévaut de plusieurs documents médicaux anciens, lesquels concernent toutefois la période durant laquelle il a bénéficié de titres de séjour successifs en raison de son état de santé. Il produit, par ailleurs, deux certificats médicaux établis par son médecin généraliste, lesquels se bornent à l'adresser en consultation d'urologie et en consultation de neurologie pour avis, ainsi qu'un compte rendu d'IRM cérébrale du 14 juin 2022 faisant simplement état de la prescription de Keppra pendant trois mois et de Doliprane pendant un mois et une étude de mars 2021 sur l'épilepsie au Maroc, rédigée en anglais. Toutefois, l'ensemble des documents ainsi produits par l'intéressé n'est pas de nature à infirmer l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ni à remettre en cause l'appréciation à laquelle s'est livrée la préfète d'Indre-et-Loire quant à la disponibilité du traitement médical approprié à l'état de santé du requérant dans son pays d'origine. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la préfète d'Indre-et-Loire aurait commis une erreur d'appréciation au regard de son état de santé en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni d'aucune autre pièce du dossier que la préfète d'Indre-et-Loire se serait cru en situation de compétence liée vis-à-vis de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour refuser à M. B la délivrance du titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En troisième, et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. M. B fait valoir qu'il vit depuis trois ans en France et que depuis son arrivée, il est hébergé chez son fils, de nationalité française, comme en témoigne l'attestation datée du 30 juin 2022. Toutefois, le requérant n'établit pas disposer d'autres liens familiaux et personnels anciens et stables sur le territoire français, alors qu'il ne conteste pas ne pas être dépourvu de telles attaches dans son pays d'origine où vivent ses deux parents, sa femme et ses cinq frères et sœurs et où lui-même a vécu jusqu'à l'âge de soixante-huit ans. S'il soutient, par ailleurs, que son âge et son état de santé requièrent la présence à ses côtés de son fils, lequel l'accompagne systématiquement à ses rendez-vous médicaux et qu'il ne pourra pas bénéficier d'un tel accompagnement dans son pays d'origine, il ne l'établit pas. Par suite, la préfète d'Indre-et-Loire n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, la décision de refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
14. Compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 8 juin 2022 par lequel la préfète d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer à M. B un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, des conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que de celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet d'Indre-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Rouault-Chalier, présidente,
Mme Bernard, première conseillère,
M. Nehring, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.
La présidente-rapporteure,
Patricia C
L'assesseure la plus ancienne,
Pauline BERNARD
La greffière,
Agnès BRAUD
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.