Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2300196

mercredi 24 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2300196
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 janvier 2023 et le 4 janvier 2024, Mme C B demande au tribunal d'annuler la décision du 25 novembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher lui a accordé la remise partielle d'un indu de revenu de solidarité active de 1 240,77 euros.

Elle soutient que :

- l'indu provient d'une erreur de la caisse d'allocations familiales qui a omis de prendre en compte un revenu déclaré ; elle ne peut acquitter la somme restante en raison de la précarité de sa situation.

Par un mémoire enregistré le 21 juin 2023, le département de Loir-et-Cher demande au tribunal de constater un non-lieu à statuer.

Il soutient que la remise gracieuse du solde de l'indu a été accordée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 11 juillet 2022, la caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher a informé Mme B d'un indu de revenu de solidarité active de 1 240,77 euros, fondé sur l'absence de déclaration de son statut d'auto-entrepreneur depuis octobre 2021. Par une décision du 25 novembre 2022, la remise gracieuse partielle de cet indu a été accordée à la requérante, à hauteur de la somme de 930,57 euros.

2. Par une décision du 19 avril 2023, postérieure à la requête, le département de Loir-et-Cher a accordé la remise gracieuse de l'indu restant à la charge de la requérante, soit 310,20 euros. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a plus lieu de statuer sur a requête.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au département et à la caisse d'allocation familiales de Loir-et-Cher.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2024.

Le magistrat désigné,

Jean-Luc A

Le greffier,

Céline BOISGARD

La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.