mercredi 5 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2300451 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | CABINET DUPLANTIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 février 2023, M. C A, représenté par Me Gaëlle Duplantier, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 27 janvier 2023 de la préfète du Loiret l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le Maroc comme pays de destination de sa reconduite et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2) d'enjoindre à la préfète du Loiret de l'admettre au séjour le temps de procéder à un nouvel examen de sa situation sous astreinte de 100 euros par jour de retard à partir du délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3) de mettre à la charge de l'Etat au profit de son conseil la somme de 1 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la requête est recevable ;
- l'obligation de quitter le territoire n'a pas été précédée d'un examen attentif et particulier de sa situation personnelle et méconnaît les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision refusant un délai de départ volontaire méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne constitue plus une menace à l'ordre public ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français n'a pas été précédée d'un examen particulier et attentif de sa situation personnelle, est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2023, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delandre, magistrat désigné ;
- et les observations de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant marocain né le 10 octobre 1999, en détention au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran et actuellement placé sous bracelet électronique, a été auditionné le 27 janvier 2023 par les services de la police aux frontières d'Orléans. Il est entré en France en juillet 2018 sous couvert d'un passeport marocain revêtu d'un visa court séjour valable du 6 juin 2018 au 6 septembre 2018. Il a fait l'objet d'un arrêté d'obligation de quitter sans délai le territoire pris le 25 juin 2019 par le préfet du Loiret puis d'un second arrêté d'obligation de quitter le territoire sans délai pris le 14 mai 2021 par le même préfet. Les 6 avril 2021 et 11 janvier 2022, il a formulé des demandes de titre de séjour en qualité de salarié. Ses demandes ont été classées sans suite au motif qu'il n'avait pas complété ses dossiers. Il a été interpellé le 24 juin 2019 par les services de police d'Orléans pour conduite d'un véhicule sans permis et le 26 janvier 2022 par les mêmes services pour des faits de trafic de stupéfiants. Par un arrêt du 22 mars 2022, la cour d'appel d'Orléans l'a condamné à douze mois de prison avec maintien en détention pour des faits de transport, offre ou cession et acquisition non autorisé de stupéfiants. Par l'arrêté attaqué du 27 janvier 2023, la préfète du Loiret l'a obligé à quitter sans délai le territoire français à destination de son pays d'origine et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; ()5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; ".
3. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que la préfète du Loiret a pris l'obligation de quitter le territoire sur le fondement des dispositions précitées du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux motifs, d'une part, qu'il était entré sur le territoire français en juillet 2018 muni de son passeport délivré par les autorités marocaines revêtu d'un visa court séjour valable du 6 juin 2018 au 6 septembre 2018, qu'il avait fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire prises par le préfet du Loiret les 25 juin 2019 et 14 mai 2021 auxquelles il n'avait pas déféré et qu'il avait formulé deux demandes de titre de séjour en qualité de salarié en date des 6 avril 2021 et 11 janvier 2022 qui avaient été classées sans suite en raison du caractère incomplet des demandes et, d'autre part, qu'il était défavorablement connu des services de police pour avoir été interpellé les 24 juin 2019 et 26 janvier 2022 pour des faits de conduite d'un véhicule sans permis de conduire et de trafic de stupéfiants pour lequel il a été condamné à une peine d'emprisonnement de douze mois par la cour d'appel d'Orléans et qu'il constituait de ce fait une menace pour l'ordre public.
4. Le requérant conteste cette obligation de quitter le territoire en faisant valoir qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre. Toutefois, il ressort de ce qui a été rappelé au point 3 que cette décision a été prise sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et que le requérant s'est maintenu sur le territoire français après l'expiration de son visa. Par ailleurs, si le requérant a formé deux demandes de délivrance d'un titre de séjour, il n'établit pas qu'il est titulaire d'un titre de séjour ou qu'il aurait sollicité le renouvellement d'un titre de séjour qui lui aurait été antérieurement délivré. Ainsi, à supposer même qu'il ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, le requérant entrait dans le champ d'application des dispositions précitées et du 2° de l'article L. 611-1 du code, par suite, la préfète a pu à bon droit prendre l'obligation de quitter le territoire sur ce fondement.
5. En second lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes de l'arrêté attaqué, que la préfète du Loiret a procédé à un examen complet et sérieux de la situation du requérant.
Sur la décision de refus d'un délai de départ volontaire :
6. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des motifs de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire, que le refus d'accorder au requérant un délai de départ volontaire a été pris sur le fondement des dispositions précitées des 1°, 2° et 3° de l'article L. 612-2 et de celles des 4° et 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que le requérant constituait une menace pour l'ordre public, qu'il s'était vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour et qu'il existait un risque de fuite dans la mesure où l'intéressé avait déclaré, lors de son audition le 12 janvier 2023 par les services de police, son refus de quitter le territoire national et qu'il n'avait pas déféré à deux précédentes obligations de quitter le territoire des 25 juin 2019 et 14 mai 2021.
8. Le requérant soutient que la décision refusant un délai de départ volontaire est entachée d'erreur de droit ou de fait et, à tout le moins, d'erreur manifeste d'appréciation en faisant valoir qu'il ne constitue plus une menace pour l'ordre public, qu'il n'a pas fait l'objet de refus de titre de séjour puisque la préfète indique que ses demandes ont été classées sans suite ce qu'il n'a jamais compris et que la préfète ne peut sérieusement invoquer un risque de fuite puisqu'il a été placé sous bracelet électronique par le juge de l'application des peines à compter du 22 octobre 2022 dans le cadre de l'aménagement de sa peine d'emprisonnement de douze mois. Toutefois, la décision a également été prise au motif qu'il avait déclaré son refus de quitter le territoire français lors de son audition du 12 janvier 2023 et qu'il n'avait pas déféré à deux précédentes obligations de quitter le territoire. Par suite, à supposer même qu'il ne constituerait plus une menace à l'ordre public, la préfète du Loiret était en droit, pour les deux motifs précités, de prendre la décision de refus de délai de départ volontaire sur le fondement des dispositions précitées des 2° et 3° de l'article L. 612-2 et des 4° et 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit ou de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent être accueillis.
Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. (). Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 621-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Aux termes de l'article L. 613-2 du code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 etL. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
10. Il ressort des termes mêmes des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
11. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
12. La décision d'interdiction de retour sur le territoire a été prise aux motifs que le requérant avait déjà fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire auxquelles il n'a pas déféré, qu'il ne justifiait pas d'une ancienneté de présence sur le territoire français et d'une vie familiale ou amicale établie sur le territoire dès lors qu'il est célibataire et sans enfant à charge, qu'il représente une menace pour l'ordre public et qu'ainsi, une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale.
13. En premier lieu, le requérant soutient que l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en faisant valoir qu'il ne constitue plus une menace pour l'ordre public et qu'il a effectué des démarches le 11 janvier 2022 en vue de présenter une demande d'admission exceptionnelle au séjour en se prévalant de l'ancienneté de sa présence en France, de la présence des membres de sa famille et de ce qu'il était en mesure de justifier d'une promesse d'embauche. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il est entré assez récemment en France, en juillet 2018 et qu'il a déjà fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire. Par ailleurs, il n'établit pas avoir une vie privée et familiale en France et notamment l'existence de liens intenses et continus avec des membres de sa famille. Il ne conteste pas être célibataire et sans enfant. Enfin, il a été condamné à une peine d'emprisonnement de douze mois pour trafic de stupéfiants. Par suite, pour les motifs rappelés au point 12, la préfète du Loiret a pu, sans erreur de droit ou de fait et d'erreur manifeste d'appréciation, prendre la décision d'interdiction de retour sur le territoire français contestée d'une durée de deux ans qui n'apparaît pas disproportionnée.
14. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des motifs de l'arrêté attaqué, que la préfète du Loiret n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle du requérant.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, ses conclusions en injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la préfète du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 avril 2023.
Le magistrat désigné,
Jean-Michel B
La greffière,
Florence PINGUET-COMMEREUCLa République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026