Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2301822

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2301822
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur de lui attribuer une nouvelle bonification indiciaire (NBI). En cours d’instance, le ministre a fait valoir qu’un arrêté du 1er octobre 2024 avait accordé les points de NBI demandés, et le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai d’un mois, Mme B est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 5 décembre 2024, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement d’office.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 mai 2023 au greffe du tribunal administratif de Paris sous le n° 2309801, et renvoyée au tribunal administratif d'Orléans par ordonnance du 11 mai 2023, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté sa demande de se voir attribuer une nouvelle bonification indiciaire (NBI).

Par un mémoire enregistré le 22 octobre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête au motif que, par un arrêté du 1er octobre 2024 le préfet d'Indre-et-Loire a attribué 35 points de NBI à Mme B à compter du 1er juillet 2021.

Par une lettre du 29 octobre 2024, Mme B a été invitée, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois et informée qu'à défaut de réponse dans le délai imparti, elle sera réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () " et aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

2. Mme A B a été invitée par le tribunal, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, par un courrier transmis le 29 octobre 2024 au moyen de l'application " Télérecours " dont il a été accusé réception le 31 octobre 2024, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, et informée qu'à défaut elle serait réputée s'en être désistée. Toutefois, la requérante n'a pas, à l'expiration de ce délai, confirmé le maintien de sa requête. Par suite, elle doit être regardée comme s'étant désistée de l'ensemble de ses conclusions. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement en vertu des dispositions du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur.

Fait à Orléans, le 5 décembre 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.