Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302085

lundi 26 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302085
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 juin 2023, M. C B, représenté par Me Marin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative:

1°) d'enjoindre à la Préfète d'Eure-et-Loir de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorisant à travailler dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 700 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 16 juin 2023, la préfète d'Eure-et-Loir informe le tribunal qu'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour est délivré au requérant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". L'article L. 521-3 du même code dispose que : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Il résulte de l'instruction que M. B, ressortissant marocain né en 1993, a déposé, lors du renouvellement de son titre de séjour mention " travailleur saisonnier ", une demande de changement de statut en qualité de " salarié ". Cette demande est en cours d'instruction mais le requérant n'a pas été mis en possession du récépissé l'autorisant à demeurer sur le territoire français durant l'examen de son dossier, en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile. Toutefois la préfète d'Eure-et-Loir, établit qu'un récépissé, valable du 16 juin au 15 décembre 2023, a été régulièrement notifié à M. B. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre la somme de 700 euros à la charge de l'Etat.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction de la requête.

Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de sept cents euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à la préfète

d'Eure-et-Loir.

Fait à Orléans le 26 juin 2023.

Le juge des référés,

Jean-Luc A

La République mande et ordonne à la préfète d'Eure-et-Loir en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.