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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2302086

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302086

jeudi 25 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302086
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantMARIETTE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 juin 2023 et le 18 septembre 2023, M. C A, représenté par Me Mariette, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel la préfète d'Eure-et-Loir a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays dont il possède la nationalité, à savoir la Tunisie, ou tout autre pays dans lequel il est légalement admissible, comme pays de renvoi ;

2°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 portant assignation à résidence dans le département d'Eure-et-Loir pour une durée de six mois et obligation de pointage ;

3°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de prendre, en tenant compte des motifs pour lesquels l'annulation aura été prononcée, une nouvelle décision dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et dans l'attente, de lui délivrer, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir, une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Concernant la décision portant refus de titre de séjour :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'il ne présentait aucun motif exceptionnel de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié ;

- la décision attaquée est entachée d'erreurs de fait dans la mesure où, contrairement à ce que soutient la préfète, il n'a pas résidé pendant quarante-cinq ans en Tunisie et il a un frère qui réside régulièrement en France ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour qui la fonde ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.

Concernant la décision fixant le pays de renvoi :

- la décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour qui la fonde ;

- elle est insuffisamment motivée en droit, en l'absence de visa de l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en fait.

Concernant la décision portant assignation à résidence :

- la décision portant assignation à résidence est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et porte une atteinte disproportionnée à son droit à aller et venir.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2023, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Rouault-Chalier a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant tunisien né le 4 février 1973, a déclaré être entré pour la dernière fois en France le 8 juillet 2018. Il a sollicité, le 21 avril 2022, son admission exceptionnelle au séjour en sa qualité de salarié. Par un premier arrêté du 15 mai 2023, la préfète d'Eure-et-Loir a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé la Tunisie, pays dont il a la nationalité, ou tout autre pays où il serait légalement admissible comme pays de destination de la mesure d'éloignement. Par un second arrêté du 15 mai 2023, la préfète d'Eure-et-Loir a assigné à résidence M. A dans le département d'Eure-et-Loir pour une durée de six mois et l'a astreint à se présenter tous les jours du lundi au vendredi à 9 heures 30 au commissariat de Chartres. Par la requête ci-dessus analysée, M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision contestée vise les textes dont il est fait application notamment l'article 3 de l'accord franco-tunisien, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La préfète d'Eure-et-Loir rappelle les conditions d'entrée et de séjour sur le territoire français de M. A et plus particulièrement, la présentation par l'intéressé d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour en sa qualité de salarié et les raisons de son refus. Elle précise la situation personnelle et familiale du requérant, à savoir qu'il est célibataire et sans enfant et que résident toujours dans son pays d'origine ses parents ainsi que cinq de ses frères. La décision attaquée comporte ainsi les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, une telle motivation satisfait aux exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

4. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte mais est simplement relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée, et il fixe ainsi, notamment, les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 de cet accord. Si l'accord franco-tunisien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, il y a lieu d'observer que ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

5. M. A déclare être entré pour la dernière fois en France le 8 juillet 2018. Il soutient être arrivé sur le territoire national pour la première fois en 2005 sous couvert d'une carte de séjour délivrée par les autorités italiennes, sans toutefois l'établir. S'il justifie être hébergé chez son frère, en situation régulière, le requérant est célibataire et sans charge de famille et ne démontre pas être dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie et où résident ses parents et cinq de ses frères. Dans ces conditions, et alors même que le requérant justifie d'un contrat à durée indéterminée depuis le 1er juillet 2022 pour un emploi de maçon, qui n'est pas un emploi figurant à l'annexe 1 de l'accord franco-tunisien, et que le service de la main-d'œuvre étrangère a émis un avis favorable le 25 juillet 2022 à la demande d'autorisation de travail présentée par son employeur, la préfète d'Eure-et-Loir n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation en ne lui délivrant pas un titre de séjour au regard de son pouvoir de régularisation.

6. En troisième lieu, M. A soutient que la préfète d'Eure-et-Loir a entaché sa décision d'erreurs de fait en considérant, d'une part, qu'il a résidé en Tunisie pendant quarante-cinq ans alors qu'il a quitté son pays d'origine en 2005 à l'âge de trente-deux ans et, d'autre part, qu'il ne dispose d'aucune famille en France alors qu'il réside chez son frère, lequel est présent régulièrement sur le territoire national. Toutefois, le requérant ne produit aucun élément attestant de son départ de son pays d'origine en 2005. Par ailleurs, il résulte des mentions figurant dans l'arrêté attaqué que l'intéressé réside de manière effective et permanente chez M. B ce qui, quand bien-même la préfète n'a pas précisé la nature fraternelle de leur lien, démontre qu'elle a bien pris en compte cette attache familiale de l'intéressé sur le territoire français. En tout état de cause, ces circonstances sont, à elles seules, sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que la préfète aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur les autres motifs invoqués pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité. Dès lors, le moyen tiré de l'existence d'erreurs de faits doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

8. M. A, célibataire et sans charge de famille, allègue être entré pour la dernière fois en France en 2018 à l'âge de quarante-cinq ans. Il établit être hébergé par son frère, en situation régulière, et avoir conclu un contrat de travail à durée indéterminée le 1er juillet 2022 pour un emploi de maçon. Cependant, hormis ces éléments, le requérant ne fait état d'aucune autre attache personnelle et familiale sur le territoire français alors qu'il n'est pas contesté qu'il n'est pas dépourvu de tout lien dans son pays d'origine où résident toujours ses parents et certains de ses frères. De même, s'il se prévaut de sa longue expérience dans le domaine de la maçonnerie et de sa maîtrise de la langue française, ces éléments ne sauraient suffire à établir que M. A a fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France, alors au surplus qu'il indique lui-même avoir bénéficié, avant juillet 2018, d'une carte de séjour délivrée par les autorités italiennes. Dans ses conditions, le requérant ne justifie pas que la décision portant refus de titre de séjour en litige porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, la décision de refus de séjour n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

10. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8 du présent jugement, M. A, célibataire et sans charge de famille, n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. En se bornant à préciser que le centre de ses intérêts se trouve en France, qu'il y réside de manière ininterrompue depuis cinq ans, sans être une menace pour l'ordre public, et qu'il est hébergé par son frère, il n'établit pas davantage que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle. Les moyens doivent dès lors être écartés.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

11. En premier lieu, la décision par laquelle le préfet fixe le pays à destination duquel sera reconduit l'étranger s'il ne satisfait pas à l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français constitue une mesure de police qui doit, en principe, être motivée en fait comme en droit en vertu des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, si la motivation de fait de la décision fixant le pays de destination ne se confond pas nécessairement avec celle de la décision obligeant l'étranger à quitter le territoire français, la motivation en droit de ces deux décisions est identique et résulte des termes mêmes de l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français étant suffisamment motivée en droit, la décision fixant le pays de renvoi l'est également. De surcroit, la décision en litige vise les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et indique que l'intéressé ne prouve pas être exposé à des peines ou traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Enfin, en indiquant que M. A sera reconduit à destination du pays dont il a la nationalité, ou tout autre pays pour lequel il est légalement admissible, la préfète visait nécessairement la Tunisie, pays dont le requérant possède la nationalité. La décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement est ainsi suffisamment motivée.

12. En second lieu, les décisions de refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégales, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de ces décisions à l'appui des conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi ne peut qu'être écarté.

Sur la décision portant assignation à résidence :

13. Aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

14. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, le moyen tiré, par la voie de conséquence, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français faite à M. A doit être écarté.

15. En second lieu, l'assignation à résidence, qui est une mesure alternative au placement en rétention dans des locaux administratifs ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, a pour but de permettre à l'administration de s'assurer de la personne obligée de quitter le territoire français, de vérifier qu'elle prend des dispositions en vue de son départ, de prévenir le risque de soustraction à l'exécution de cette obligation, comme de permettre, le cas échéant, l'exécution forcée de cette mesure d'éloignement. Si cette mesure est par nature restrictive de la liberté d'aller et de venir, cette restriction formant son objet même, les modalités contraignantes dont elle est assortie doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées aux objectifs ainsi poursuivis.

16. Par l'arrêté contesté, la préfète d'Eure-et-Loir a assigné M. A à résidence dans le département d'Eure-et-Loir pour une durée de six mois et lui a fait obligation de se présenter du lundi au vendredi au commissariat de police de Chartres à 9 heures 30. Si le requérant soutient que les modalités ainsi fixées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, en faisant valoir qu'elles sont excessives et portent atteinte à sa liberté d'aller et venir alors qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, il ne fait état d'aucune contrainte connue à la date de la décision attaquée, susceptible de révéler le caractère disproportionné des obligations ainsi mises à sa charge, alors notamment que le périmètre de son assignation à résidence correspond au département dans lequel il a son domicile et que ses obligations de présentation ont été fixées dans sa commune de résidence. Le requérant n'est en conséquence pas fondé à soutenir que l'arrêté portant assignation à résidence est entaché d'une erreur dans l'appréciation de sa situation personnelle ni qu'il ordonne des restrictions disproportionnées au regard des buts en vue desquels il a été pris.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation des décisions contenues dans l'arrêté du 15 mai 2023 de la préfète d'Eure-et-Loir portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai et fixation du pays de destination ainsi que de la décision du 15 mai 2023 l'assignant à résidence doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et de celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet d'Eure-et-Loir.

Délibéré après l'audience du 11 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Rouault-Chalier, présidente,

Mme Palis De Koninck, première conseillère,

Mme Bernard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 janvier 2024.

La présidente-rapporteure,

Patricia ROUAULT-CHALIER

L'assesseure la plus ancienne,

Mélanie PALIS DE KONINCKLa greffière,

Emilie DEPARDIEU

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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