LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2302444

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302444

jeudi 6 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302444
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL DEREC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans était saisi par M. B... d'un recours de pleine juridiction contestant la validité d'un avenant à un marché public de restauration scolaire et de la délibération l'autorisant. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en ce qui concerne la délibération, dont la légalité ne peut être contestée que dans le cadre du recours contre l'avenant. Sur le fond, il a jugé que l'avenant, qui augmentait le prix unitaire des repas et prolongeait le contrat, était justifié par l'évolution du coût des matières premières et ne méconnaissait pas les articles L. 2194-1 et R. 2194-5 du code de la commande publique. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B....

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 juin 2023, M. A... B..., demande au tribunal :

1°) d’annuler la délibération n° 2023/010 du 14 mars 2022 du conseil municipal de la commune de Mur-de-Sologne autorisant son maire à signer un avenant au marché de service conclu le 30 décembre 2020 entre la commune et la société Convivio portant sur la fourniture et l’élaboration de repas pour le restaurant scolaire et le centre de loisirs municipaux ;

2°) d’annuler l’avenant n° 1 conclu le 20 mars 2023 au marché de service conclu le 30 décembre 2020 entre la commune de Mur-de-Sologne et la société Convivio portant sur la fourniture et l’élaboration de repas pour le restaurant scolaire et le centre de loisirs municipaux.

Il soutient que :
S’agissant de la délibération :
- elle est illégale dès lors qu’aucun motif légitime ne justifie l’augmentation de trente centimes du prix unitaire des repas ; cette augmentation n’est pas inférieure au seuil prévu aux articles R. 2194-8 et R. 3135-8 du code de la commande publique ; la prolongation de la durée du contrat est également illégale ;
- elle est illégale dès lors qu’elle n’a pas été précédée de la consultation des commissions écoles, enfance et jeunesse et marché à procédure adaptée ;





S’agissant de l’avenant :
- il est entaché de rétroactivité illégale dans la mesure où il vient régulariser en partie une augmentation déjà effective ;
- il est illégal dès lors qu’il méconnait les article L. 2194-1 et R. 2194-5 du code de la commande publique et qu’aucun motif légitime ne justifie l’augmentation de trente-trois centimes du prix unitaire des repas ;
- la délibération du conseil n’autorisait le maire qu’à augmenter le prix unitaire des repas de trente centimes mais l’augmentation effective du prix de ces repas est de trente-trois centimes dans l’avenant ;
- l’augmentation du prix unitaire des repas constitue une libéralité accordée au titulaire du marché ;
- l’avenant méconnait les principes généraux du droit de la commande publique.

Par un mémoire en défense, enregistrés le 20 mai 2025, la commune de Mur-de-Sologne, représentée par Me Derec, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- les conclusions à fin d’annulation de l’avenant sont irrecevables en l’absence d’intérêt à agir de M. B... contre la passation de cet avenant ;
- les moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistrés le 6 octobre 2025, la société Convivio conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, par un courrier du 12 mai 2025, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur le moyen relevé d’office, tiré de l’irrecevabilité des conclusions tendant à l’annulation de la délibération autorisant l’avenant dont la légalité ne peut être contestée que dans le cadre du recours de pleine juridiction visant à contester la validité de l’avenant ou de certaines de ses clauses.

Par ordonnance du 18 mars 2025, la clôture d’instruction a été fixée au 18 avril 2025.

Un mémoire a été déposé le 9 octobre 2025 par M. B..., il n’a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.





Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Garros,
- les conclusions de M. Joos, rapporteur public,
- et les observations de Me Gaftoniuc substituant Me Derec, représentant la commune de Mur-de-Sologne.


Considérant ce qui suit :

1. La commune de Mur-de-Sologne a conclu un marché de service le 30 décembre 2020 avec la société Convivio portant sur la fourniture et l’élaboration de repas pour le restaurant scolaire et le centre de loisirs de la commune du 4 décembre 2020 au 4 août 2023. Par une délibération du 14 mars 2023, le conseil municipal de cette commune a autorisé le maire à signer un avenant à ce contrat visant à rehausser le prix unitaire des repas de 30 centimes d’euro et à prolonger la durée de ce marché d’une durée d’un an jusqu’au 31 août 2024. Cet avenant a été conclu le 20 mars 2023. Saisi par un courrier du 17 avril 2023, notifié le 20 avril 2023, d’une demande tendant à ce qu’il défère l’avenant au tribunal administratif compétent en application des dispositions des articles L. 2136-6 et L. 2136-8 du code général des collectivités territoriales, le préfet de Loir-et-Cher par son silence gardé a implicitement refusé de faire droit à cette demande. M. B... demande au tribunal d’annuler l’avenant conclu le 20 mars 2023 entre la commune de Mur-de-Sologne et la société Convivio.


Sur le cadre juridique du litige :

2. Indépendamment des actions dont disposent les parties à un contrat administratif et des actions ouvertes devant le juge de l’excès de pouvoir contre les clauses réglementaires d’un contrat ou devant le juge du référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, tout tiers à un contrat administratif susceptible d’être lésé dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses est recevable à former devant le juge du contrat un recours de pleine juridiction contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles. Cette action devant le juge du contrat est également ouverte aux membres de l’organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné ainsi qu’au représentant de l’Etat dans le département dans l’exercice du contrôle de légalité. Les requérants peuvent éventuellement assortir leur recours d’une demande tendant, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, à la suspension de l’exécution du contrat. Ce recours doit être exercé, y compris si le contrat contesté est relatif à des travaux publics, dans un délai de deux mois à compter de l’accomplissement des mesures de publicité appropriées, notamment au moyen d’un avis mentionnant à la fois la conclusion du contrat et les modalités de sa consultation dans le respect des secrets protégés par la loi. La légalité du choix du cocontractant, de la délibération autorisant la conclusion du contrat et de la décision de le signer, ne peut être contestée qu’à l’occasion du recours ainsi défini. Toutefois, dans le cadre du contrôle de légalité, le représentant de l’Etat dans le département est recevable à contester la légalité de ces actes devant le juge de l’excès de pouvoir jusqu’à la conclusion du contrat, date à laquelle les recours déjà engagés et non encore jugés perdent leur objet.




Sur la recevabilité des conclusions à fin d’annulation dirigées contre la délibération municipale du 14 mars 2023 :

3. Il ressort des motifs exposés au point précédent que la légalité de la délibération autorisant la conclusion de l’avenant litigieux ne peut être contestée que dans le cadre du recours de pleine juridiction contestant la validité de cet avenant. Par suite, les conclusions à fin d’annulation dirigées contre la délibération du 14 mars 2023 autorisant le maire de la commune de Mur-de-Sologne à signer l’avenant litigieux sont irrecevables et doivent être rejetées.


Sur la fin de non-recevoir opposée en défense relative à l’intérêt à agir de M. B... :

4. Saisi par un tiers de conclusions contestant la validité d’un contrat ou de certaines de ses clauses, il appartient au juge du contrat de vérifier que l’auteur du recours autre que le représentant de l’Etat dans le département ou qu’un membre de l’organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné se prévaut d’un intérêt susceptible d’être lésé de façon suffisamment directe et certaine. Lorsque l’auteur du recours se prévaut de sa qualité de contribuable local, il lui revient d’établir que la convention ou les clauses dont il conteste la validité sont susceptibles d’emporter des conséquences significatives sur les finances ou le patrimoine de la collectivité.

5. La commune de Mur-de-Sologne oppose aux conclusions de M. B... une fin de non-recevoir tirée de l’absence d’intérêt à agir de ce dernier dès lors qu’il ne se prévaut d’aucun intérêt susceptible d’être lésé de façon suffisamment directe et certaine par la passation de l’avenant litigieux.

6. M. B..., qui se prévaut de sa qualité de contribuable local pour contester cet avenant doit, pour justifier d’un intérêt susceptible d’être lésé de façon suffisamment directe et certaine, établir que l’avenant dont il conteste la validité est susceptible d’emporter des conséquences significatives sur les finances ou le patrimoine de la collectivité. Or, M. B... ne verse aux débats aucune pièce susceptible d’établir que cette prolongation du contrat aurait de tels effets sur les finances de la commune de Mur-de-Sologne. En tout état de cause, il résulte de l’instruction que la prolongation du contrat pour une durée d’une année représente un coût de 77 579,4 euros pour la commune, soit un surcoût annuel de 6 963 euros en comparaison avec l’ancienne tarification. Alors qu’il ressort de données publiques librement accessibles que le budget de la commune de Mur-de-Sologne était de 1 649 000 d’euros au titre de l’année 2023 et de 1 468 000 d’euros au titre de l’année 2024, ce surcoût annuel de 6 963 euros représente moins de 1% du budget de la commune pour ces deux années. En conséquence, il ne résulte pas de l’instruction que le coût représenté par la prolongation du contrat et l’augmentation de 30 centimes du prix unitaire des repas soient susceptibles d’entrainer des conséquences significatives sur les finances de la commune. Par suite, et ainsi que l’oppose la commune de Mur-de-Sologne, les conclusions de M. B... tendant à l’annulation de l’avenant du 20 mars 2023 doivent être rejetées comme irrecevables.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.


Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., à la commune de Mur-de-Sologne et à la société Convivio.


Délibéré après l’audience du, à laquelle siégeaient :

Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Keiflin, première conseillère,
M. Garros, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2025.

Le rapporteur,

Nicolas GARROS
La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

Le rapporteur,

icolas GARROS
La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
Le greffier,
Le rapporteur,

Nicolas GARROS
La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
Le greffier,

La greffière,




Sarah LEROY

La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions