Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302802

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302802
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET STRATEM AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'Agence nationale des titres sécurisés de lui délivrer un permis de conduire. En cours d'instance, l'administration a finalement délivré le titre sollicité, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de frais d'instance présentée par M. A au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juillet 2023, M. A, représenté par Me Benoit, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision explicite par laquelle l'agence nationale des titres sécurisés a rejeté sa demande de délivrance d'un permis de conduire ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un permis de conduire, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 août 2023, l'agence nationale des titres sécurisés conclut au non-lieu à statuer.

Par deux mémoires, enregistrés les 9 et 10 janvier 2024, M. A informe la juridiction qu'un nouveau permis de conduire lui a finalement été délivré. Il maintient ses conclusions au titre des frais d'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : /() ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; /(). ".

2. Par une décision postérieure à l'introduction de la requête, l'agence nationale des titres sécurisés a délivré à M. A un nouveau permis de conduire. Dès lors, la requête est devenue sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'agence nationale des titres sécurisés le versement à M. A de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A, à l'agence nationale des titres sécurisés et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée au préfet d'Indre-et-Loire.

Fait à Orléans, le 30 septembre 2024.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.