Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302887

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302887
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme F, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté régulier. Elle a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et la directive 2008/115/CE.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juillet 2023, Mme A G C épouse F, représentée par Me F, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 mai 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel elle sera reconduite ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour, ou à défaut, de procéder au réexamen de sa situation administrative dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler en attendant qu'il soit de nouveau statué sur sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la compétence du signataire de l'arrêté contesté n'est pas établie ;

- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne le refus de séjour

- la décision contestée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des éléments de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français

- elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- en prenant à son encontre la décision d'éloignement contestée sans l'informer au préalable de la possibilité d'être remise aux autorités espagnoles, le préfet a entaché sa décision d'erreur de droit ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6 de la directive 2008/115/CE dite " Directive Retour " ;

- elle méconnaît le principe du contradictoire ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire et la décision fixant le pays de renvoi

- elles sont illégales en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2023, le préfet d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 juillet 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;

- l'accord franco- marocain du 9 octobre 1987 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Defranc-Dousset a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A G D épouse F, ressortissante marocaine née le 9 mars 1992, déclare être entrée en France en novembre 2016 sans pouvoir en justifier. Le 29 juin 2022, elle a présenté auprès des services de la préfecture d'Indre-et-Loire une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 25 mai 2023 dont elle demande l'annulation, le préfet d'Indre-et-Loire a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite.

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par la secrétaire générale de la préfecture d'Indre-et-Loire, Mme B E, qui disposait d'une délégation de signature accordée par le préfet d'Indre-et-Loire, par un arrêté du 2 janvier 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture sous le n° 37-2023-1040, lui donnant délégation à effet de signer : " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département ou de l'exercice des pouvoirs de police administrative, générale ou spéciale, du préfet, y compris : / les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise les textes dont il a été fait application et notamment l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, rappelle les conditions d'entrée et de séjour sur le territoire de Mme F ainsi que les éléments de sa situation personnelle, alors au demeurant que ce dernier n'était pas tenu d'indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments de fait invoqués, et indique de manière précise les motifs pour lesquels le préfet a rejeté sa demande de titre de séjour. La motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement. La décision fixant le pays de renvoi, qui précise notamment la nationalité de la requérante et indique qu'elle n'établit pas être exposée à des risques en cas de retour dans son pays d'origine, est également suffisamment motivée en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté contesté doit être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

5. Mme F indique qu'elle réside sur le territoire depuis 2016 en compagnie de son époux et de leurs trois enfants, lesquels sont tous scolarisés, qu'elle parle très bien le français et est parfaitement intégrée. Toutefois, ainsi que le fait valoir le préfet, alors qu'elle est titulaire, ainsi que ses deux plus jeunes enfants, d'un titre de séjour délivré par les autorités espagnoles le 29 janvier 2021, lequel comporte la mention d'une adresse à Reinosa (Espagne), elle ne peut se prévaloir d'une présence sur le territoire français depuis 2016. En outre, ses allégations concernant la scolarisation de ses enfants et son insertion sur le territoire ne sont corroborées par aucun document. Par suite, bien que son mari , de nationalité marocaine, soit titulaire d'un titre de séjour valable du 16 juillet 2023 au 15 juillet 2024, l'arrêté contesté qui lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, lui fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixe le pays à destination duquel elle pourra être reconduite, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

6. Aux termes de l'article 9 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

7. Si les ressortissants marocains peuvent invoquer le bénéfice des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile s'agissant de l'admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale, pour les mêmes motifs qu'au point 5, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en refusant de régulariser sa situation au titre de la vie privée et familiale sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, l'illégalité du refus de titre de séjour opposé à Mme F n'étant pas établie, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté.

9 En deuxième lieu, Mme F soutient qu'à la date de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre, elle était titulaire d'un titre de séjour espagnol, valable jusqu'au 25 novembre 2025, qui lui donnait le droit de séjourner sur le territoire de cet Etat et qu'en l'obligeant à quitter le territoire français sans l'informer au préalable de ce qu'elle pouvait demander à être remise aux autorités espagnoles, le préfet a entaché sa décision d'erreur de droit. Toutefois, le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire et celui des mesures de réadmission ne sont pas exclusifs l'un de l'autre. De même, le législateur n'a pas donné à l'une de ses mesures un caractère prioritaire. En conséquence, le préfet peut décider de mettre en œuvre l'une ou l'autre de ces procédures. Alors qu'aucune disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'impose au préfet d'en informer au préalable l'étranger concerné, le moyen doit être écarté

10. En troisième lieu, Mme F soutient qu'en l'obligeant d'emblée à quitter le territoire français sans lui laisser la possibilité de rejoindre l'Etat membre qui lui a délivré un titre de séjour, alors même qu'elle ne constitue pas une menace pour l'ordre public ou la sécurité nationale, le préfet d'Indre-et-Loire a méconnu le point 2 de l'article 6 de la directive " retour " du 16 décembre 2008 et l'a privée de la garantie essentielle la protégeant d'un éloignement immédiat à destination du pays dont elle possède la nationalité au détriment de son droit au séjour sur le sol d'un Etat membre de l'Union européenne.

11. D'une part, aux termes de l'article 6 de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 : " 1. Les État membres prennent une décision de retour à l'encontre de tout ressortissant d'un pays tiers en séjour irrégulier sur leur territoire, sans préjudice des exceptions visées aux paragraphes 2 à 5. / 2. Les ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier sur le territoire d'un État membre et titulaires d'un titre de séjour valable ou d'une autre autorisation conférant un droit de séjour délivrés par un autre État membre sont tenus de se rendre immédiatement sur le territoire de cet autre État membre. En cas de non-respect de cette obligation par le ressortissant concerné d'un pays tiers ou lorsque le départ immédiat du ressortissant d'un pays tiers est requis pour des motifs relevant de l'ordre public ou de la sécurité nationale, le paragraphe 1 s'applique. / () ".

12. D'autre part, aux termes de l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation au refus d'entrée à la frontière prévu à l'article L. 332-1, à la décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 611-1 et à la mise en œuvre des décisions prises par un autre État prévue à l'article L. 615-1, l'étranger peut être remis, en application des conventions internationales ou du droit de l'Union européenne, aux autorités compétentes d'un autre État, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas prévus aux articles L. 621-2 à L. 621-7 () " et aux termes de l'article L. 621-2 du même code : " Peut faire l'objet d'une décision de remise aux autorités compétentes d'un Etat membre de l'Union européenne, de la République d'Islande, de la Principauté du Liechtenstein, du Royaume de Norvège ou de la Confédération suisse l'étranger qui, admis à entrer ou à séjourner sur le territoire de cet Etat, a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles L. 311-1, L. 311-2 et L. 411-1, en application des dispositions des conventions internationales conclues à cet effet avec cet État, en vigueur au 13 janvier 2009. ".

13. Aux termes de l'arrêt du 16 janvier 2018, C-240/17, la Cour de justice de l'Union européenne a dit pour droit, en son point 46, que : " dans une situation dans laquelle un ressortissant de pays tiers, titulaire d'un titre de séjour délivré par un État membre, est en séjour irrégulier sur le territoire d'un autre État membre, il y a lieu de lui permettre de partir pour l'État membre qui lui a délivré le titre de séjour plutôt que de l'obliger d'emblée à retourner dans son pays d'origine, à moins, notamment, que l'ordre public ou la sécurité nationale ne l'exigent ".

14. En l'espèce, le préfet d'Indre-et-Loire en accordant à Mme F un délai de départ volontaire de trente jours, lui a permis de partir pour l'Etat membre qui lui a délivré un titre de séjour et ne l'a pas obligée d'emblée à retourner dans son pays d'origine. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 de la directive retour doit être écarté.

15. En quatrième lieu, pour le même motif qu'au point précédent, le préfet n'a pas méconnu le principe du contradictoire. Ce moyen doit donc être écarté.

16. En cinquième lieu, la requérante soutient que la décision l'obligeant à quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, au motif que son éloignement va mettre un terme à son parcours d'intégration pourtant bien engagé alors qu'elle a fixé en France le centre de ses intérêts matériels et moraux d'une part, et qu'il aura pour conséquence de la séparer de ses enfants, d'autre part. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 5, Mme F, dont les allégations concernant la scolarisation de ses enfants et son insertion sur le territoire ne sont corroborées par aucun document, résidait en Espagne avec ses deux plus jeunes enfants au moins jusqu'en janvier 2021. Elle ne peut donc se prévaloir d'un parcours d'intégration engagé en France depuis 2016. Par ailleurs, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire aura pour conséquence de la séparer de ses enfants alors que les enfants mineurs ont vocation à suivre leurs parents, lesquels en l'espèce sont tous deux de nationalité marocaine, ce qui permettra à la famille de se reconstituer au Maroc ou en Espagne où Mme F établit être légalement admissible et où elle ne soutient ni même n'allègue que son mari ne le serait pas. Le moyen doit donc être écarté.

17. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".

18. Alors que les enfants mineurs ont vocation à suivre leurs parents et qu'ainsi qu'il vient d'être dit, rien ne fait obstacle à ce que la vie privée et familiale se poursuive au Maroc ou dans tout autre pays où le couple que la requérante forme avec son mari serait légalement admissible, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.

En ce qui concerne les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi :

19. Il résulte de ce qui précède que la décision faisant obligation à la requérante de quitter le territoire français n'est pas entachée des illégalités invoquées. Par suite, le moyen unique tiré de ce que les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi seraient illégales par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision doit être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme F tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 mai 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles qu'elle présente au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F et au préfet d'Indre-et-Loire

Copie en sera adressée à Me F.

Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,

Mme Defranc-Dousset, première conseillère,

M. Garros, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024

La rapporteure,

Hélène DEFRANC-DOUSSET

La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSALa greffière,

Nadine PENNETIER-MOINET

La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.