Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2303193

mercredi 24 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2303193
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 juillet 2023, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 16 juin 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher a rejeté le recours dirigé contre des indus d'allocation de logement sociale de 184 euros au titre du mois d'avril 2022 et de 1 030 euros au titre de la période de septembre 2021 au 31 juillet 2022.

Elle soutient que :

- elle ne comprend pas les motifs des indus, car sa situation ouvrait droit à l'allocation de logement sociale ; deux indus ne peuvent lui être réclamés au titre du mois d'avril 2022 ; elle a présenté des réclamations préalables les 7, 18 décembre 2021 et le 22 janvier 2022.

Par un mémoire enregistré le 11 août 2023, la caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que le 11 mai 2022 et le 3 août 2022, la caisse d'allocations familiales de Paris a notifié à Mme B deux indus d'allocation logement, d'un montant de 184 euros au titre du mois d'avril 2022 et de 1 030 euros au titre de la période de septembre 2021 à juillet 2022, fondés sur la rectification des ressources déclarées et le déménagement de la requérante dans le Loir-et-Cher à compter du 1er avril 2022. Le dossier de la requérante a été transféré à la caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher à la suite de son déménagement. Mme B demande l'annulation de la décision du 16 juin 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher a rejeté sa réclamation préalable.

2. Aux termes de l'article L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. Ce barème est établi en prenant en considération : /1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; /2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint et des personnes vivant habituellement à son foyer, telles que définies aux articles L. 822-5 à L. 822-8 ;/ 3° Le montant du loyer payé, pris en compte dans la limite d'un plafond, ainsi que les dépenses accessoires retenues forfaitairement ; / 4° La qualité du demandeur : locataire, colocataire ou sous-locataire d'un logement meublé ou non, accédant à la propriété ou résident en logement-foyer. Pour l'application du 1°, les enfants à charge doivent respecter les conditions prévues à l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale ".

3. La caisse d'allocations familiales soutient que le montant des ressources perçues par Mme B, issues de la base mensuelle de ressources tenue par l'organisme payeur, ne lui permettait pas de percevoir un montant de 2 747 euros d'aide au logement au titre de la période de septembre 2021 à juillet 2022. D'une part, si Mme B fait valoir qu'elle pensait que sa situation ouvrait droit à l'aide personnelle au logement, elle ne produit toutefois aucun élément, qu'elle est seule à même de produire, susceptible d'établir que la liquidation de cette aide par la caisse d'allocations familiales à partir des données de la base mensuelle ressources, serait entachée d'une erreur de droit ou de fait. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que deux indus auraient été mis à la charge de la requérante au titre du mois d'avril 2022, date de son déménagement du logement parisien, alors même que le mois d'avril 2022 est inclus dans la période de septembre 2021 à juillet 2022.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête présentée par Mme B doit être rejetée, sans qu'il y ait lieu de statuer sur sa recevabilité.

D E C I D E :

Article 1er : la requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2024.

Le magistrat désigné,

Jean-Luc C

Le greffier,

Laurent BOUSSIERES

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.