Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2303611
mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2303611 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2023, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le sous-préfet de Dreux a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois à compter de la date de retrait du titre, ensemble la décision du 29 août 2023 rejetant son recours gracieux.
Il soutient que la décision est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2024, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen du requérant n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 224-2 du code de la route : " I. - Le représentant de l'Etat dans le département peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du permis prévue à l'article L. 224-1, ou dans les cent vingt heures pour les infractions pour lesquelles les vérifications prévues aux articles L. 234-4 à L. 234-6 et L. 235-2 ont été effectuées, prononcer la suspension du permis de conduire lorsque : () 3° Le véhicule est intercepté, lorsque le dépassement de 40 km/ h ou plus de la vitesse maximale autorisée est établi au moyen d'un appareil homologué ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que par l'arrêté attaqué du 17 juillet 2023, le sous-préfet de Dreux a prononcé, sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route, la suspension du permis de conduire du requérant pour une durée de six mois au motif que celui-ci avait fait l'objet le 14 juillet 2023 à 17 heures 25 sur la commune de Goussainville d'une mesure de rétention de son permis de conduire pour avoir commis une infraction au code de la route punie de la peine complémentaire de suspension du permis de conduire en ayant commis un dépassement de plus de 40 km/h de la vitesse maximale autorisée.
3. Le requérant ne conteste pas l'infraction mais soutient qu'il a commis l'infraction alors qu'il doublait un véhicule qui était déjà en excès de vitesse devant lui, qu'il n'était pas sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants, qu'il n'a pas provoqué d'accident ou mis en danger la vie d'autrui, qu'il s'agit de sa première infraction, que son permis de conduire lui est indispensable pour ses études en alternance à Chartres, qu'il n'y a pas de transports en commune pour l'emmener à l'école ce qui met ses parents en difficultés pour pouvoir l'emmener à son école compte tenu de leurs horaires de travail et qu'il part en dépression. Toutefois, compte tenu de la gravité de l'infraction commise et alors même que l'intéressé n'a pas commis d'autre infraction au code de la route, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en fixant la durée de la suspension de la validité du permis de conduire du requérant à quatre mois, le sous-préfet de Dreux a pris une décision disproportionnée.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet d'Eure-et-Loir.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2024.
Le magistrat désigné,Le greffier,
Jean-Michel DELANDRE Laurent BOUSSIERES
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.