Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2303769

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2303769
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 septembre 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) Chartres Sport et Loisirs demande au tribunal de la décharger du paiement de la somme de 466,67 euros mise à sa charge par l’agence de service et de paiement (ASP) par ordre de recouvrer émis et rendu exécutoire le 10 juillet 2023, au titre d’un trop-perçu d’aide à l’embauche des jeunes.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d’irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d’une somme d’argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d’un litige né de l’exécution d’un contrat ».
3. Enfin, aux termes des dispositions de l’article R. 612-1 du code de justice administrative : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrégularité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours (…) ».

4. La requête de la SARL Chartres Sports et Loisirs est au nombre de celles pour lesquelles le ministère d’avocat est rendu obligatoire devant les tribunaux administratifs par les dispositions précitées de l’article R. 431-2 du code de justice administrative, sans qu’aucune des dérogations visées à l’article R. 431-3 ne soit applicable. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par un courrier du 2 octobre 2023, envoyé sous pli recommandé et dont elle a accusé réception le 5 octobre 2023, la SARL Chartres Sport et Loisirs n’a pas, à l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, régularisé sa requête par le recours à l’un des mandataires énumérés à l’article R. 431‑2 du code de justice administrative. Dès lors, la requête de la SARL Chartres Sport et Loisirs est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, par suite, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de la SARL Chartres Sport et Loisirs est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Chartres Sport et Loisirs.

Fait à Orléans, le 11 juillet 2024.


La présidente de la 4ème chambre,

Patricia ROUAULT-CHALIER




La République mande et ordonne au préfet d’Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.