Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2304048

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2304048
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2023, la société par action simplifiée (SAS) S.A.R.M doit être regardée comme demandant à être déchargée du paiement de la taxe au profit de l’Office français de l’immigration et de l’intégration au titre de l’embauche d’un salarié en France, mise à sa charge par l’avis des sommes à payer du 11 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d’une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat. (…) ».


3. Enfin, aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. (…) ».

4. La requête de la société S.A.R.M est au nombre de celles pour lesquelles le ministère d’avocat est rendu obligatoire devant les tribunaux administratifs par les dispositions précitées de l’article R. 431-2 du code de justice administrative, sans qu’aucune des dérogations visées à l’article R. 431-3 ne soit applicable. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par un courrier mis à sa disposition le 25 octobre 2023 à 15 heures 34 par l’intermédiaire de l’application informatique « Télérecours citoyens », et dont il a été accusé réception le jour même à 17 heures 29, la société S.A.R.M n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, régularisé sa requête par le recours à l’un des mandataires énumérés à l’article R. 431‑2 du code de justice administrative. Ainsi, la requête de la société S.A.R.M est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




ORDONNE :



Article 1er : La requête de la société SARM est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société S.A.R.M.

Fait à Orléans, le 11 juillet 2024.



La présidente de la 4ème chambre,





Patricia ROUAULT-CHALIER



La République mande et ordonne au préfet de l’Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.