Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2304553

mercredi 30 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2304553
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Loiret lui a délivré la carte de séjour sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais d'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 novembre 2023, Mme B A, représentée par Me Madrid, avocate, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Loiret a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ; subsidiairement, d'enjoindre à la préfète de réexaminer sa demande, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de l'Etat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2024, la préfète du Loiret conclut au non-lieu à statuer.

Par des mémoires enregistrés le 16 octobre 2024 et le 23 décembre 2024, Mme A maintient ses conclusions relatives aux frais de l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Loiret a délivré à Mme A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, les conclusions de la requête à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requérante relatives aux frais de l'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la préfète du Loiret.

Fait à Orléans, le 30 avril 2025.

Le président,

Frédéric DORLENCOURT

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.