Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2305074
mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2305074 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 décembre 2023, Mme B C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler une décision révélée par un commandement de payer aux fins de saisie-vente émis par Pôle Emploi Centre-Val de Loire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : /4°Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".
2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ".
3. La demande de régularisation notifiée le 20 décembre 2023 par le tribunal par lettre recommandée, présentée au domicile de la requérante le 26 décembre 2023, est revenue revêtue de la mention " pli avisé et non réclamé ". Mme C n'a pas produit la décision qu'elle conteste, ni justifié de l'impossibilité de produire cette décision, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti, ni au jour de la présente ordonnance. Au demeurant, il résulte des écritures de Mme C que la dette dont le recouvrement est poursuivi résulte de déclarations inexactes souscrites par l'entreprise privée ayant employé la requérante. La requête est par suite manifestement irrecevable et doit être rejetée, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C.
Copie en sera adressée pour information à France Travail Centre-Val de Loire
Fait à Orléans le 13 février 2024.
Le magistrat désigné,
Jean-Luc A
La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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