Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2305335

vendredi 30 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2305335
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision mettant fin à son classement au travail au centre de détention de Châteaudun. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de diligences pour l'obtenir, malgré une demande de régularisation restée sans suite. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2023, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal l’annulation de la décision par laquelle il a été mis fin à son classement au travail au sein du centre de détention de Châteaudun.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge (…) ».

3. La requête présentée par M. B... le 29 décembre 2023 n’est pas accompagnée d’une copie de la décision attaquée ni des pièces justifiant des diligences accomplies pour en obtenir la production auprès de l’administration. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffe par un courrier du 16 février 2024 et dont il a été accusé réception le 21 février suivant, M. B... n’a pas, dans le délai qui lui était imparti, régularisé sa requête en produisant la décision attaquée émanant de l’administration ni justifié de l’impossibilité de la produire. Dès lors, la requête de M. B... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, par suite, être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Orléans, le 30 août 2024.


La présidente de la 4ème chambre,





Patricia ROUAULT-CHALIER



La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.