Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400076
lundi 18 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2400076 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 janvier 2024, M. C A demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de désigner un traducteur en langue arabe pour la traduction d'un certificat de résidence.
Il soutient que :
- la pièce est versée dans le dossier n° 2301154 ;
- il ne dispose pas des ressources suffisantes pour demander une traduction ; un renvoi au Sénégal méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative de désigner un traducteur en langue arabe pour procéder à la traduction d'un certificat de résidence.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes () mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". En application de ces dispositions, le juge des référés peut prescrire, notamment, la communication des pièces ou informations mettant à même le demandeur de former un recours.
3. Il résulte toutefois de l'instruction que le certificat de résidence dont la traduction est demandée est une pièce versée dans le dossier de la requête enregistrée le 27 mars 2023 au greffe de ce tribunal sous le numéro 2301154. Il appartient au juge saisi de ce litige, à quelque titre que ce soit, de faire usage des pouvoirs généraux d'instruction qui lui sont dévolus pour ordonner, le cas échéant, la traduction des documents qui lui paraissent nécessaires à la solution. Par suite, la mesure demandée par le requérant ne présente pas un caractère urgent et utile au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.
Fait à Orléans le 18 mars 2024.
Le juge des référés,
Jean-Luc B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.