Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400227

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2400227
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SCI Bellis Immo d’un recours pour excès de pouvoir contre une contrainte émise par la CAF de Loir-et-Cher pour un indu de 117 euros. En défense, la CAF a indiqué avoir annulé cette contrainte le 18 avril 2024, rendant la requête sans objet. Le tribunal constate que l’acte attaqué a été retiré de manière définitive sans avoir reçu exécution. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2024, la SCI Bellis Immo, représentée par Mme A B, demande au tribunal d'annuler la contrainte émise le 29 novembre 2023 par la Caisse d'allocations familiales de Loir-et-cher pour le recouvrement d'un indu de 117 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2024, la Caisse d'allocations familiales de Loir-et-cher conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir que, la contrainte litigieuse étant annulée, la décision attaquée est devenue sans objet.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. ".

2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le pourvoi formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

3. Postérieurement à l'introduction de la requête la décision attaquée, qui n'avait reçu aucune exécution, la contrainte a été annulée par une décision de la Caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher du 18 avril 2024, devenue définitive faute d'avoir été contestée dans le délai du recours contentieux. Dès lors, les conclusions tendant à son annulation sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de SCI Bellis Immo.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Bellis Immo et à la Caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher.

Fait à Orléans, le 23 septembre 2024.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.