Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400342

jeudi 18 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2400342
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 janvier 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté, notifié le 19 janvier 2024, par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a fixé le pays de destination en vue de l'exécution d'une peine d'interdiction définitive du territoire français prononcée le 14 juin 2021 par le tribunal correctionnel de Pontoise.

Le président du bureau d'aide juridictionnelle a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. B par une décision du 19 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué () ". Aux termes de l'article R. 612-1 de ce code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser () ".

2. M. B n'a pas joint à sa requête une copie de l'arrêté dont il demande l'annulation et ne justifie pas de l'impossibilité dans laquelle il se trouverait de produire cette décision. Le requérant, dont l'éloignement est intervenu le 2 février 2024, n'a pas communiqué au greffe du tribunal sa nouvelle adresse, qui n'a pu être déterminée. L'invitation prévue par l'article R. 612-1 du code de justice administrative n'a dès lors pas pu lui être adressée. Dans ses conditions, il y a lieu de rejeter sa requête par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet d'Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 18 juillet 2024.

Le président,

Frédéric DORLENCOURT

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.