Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400575

lundi 26 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2400575
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Recours en excès de pouvoir des consorts B contre la délibération du 12 décembre 2023 de la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais approuvant son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le Tribunal administratif d'Orléans constate, par ordonnance, qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation, la délibération ayant été retirée par la communauté de communes le 20 février 2024, rendant le litige sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la communauté de communes est condamnée à verser 800 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 février 2024, les consorts B, représentés par Me Annoot, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 12 décembre 2023 par laquelle la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) ;

2°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais une somme de 2 000 euros en application de l'article L761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2024, la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, le 20 février 2024, soit postérieurement à l'introduction de la présente requête, la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais a retiré la délibération du 12 décembre 2023 dont les requérants sollicitaient l'annulation. Ce retrait est devenu définitif. Dans ces conditions, les conclusions des consorts B tendant à l'annulation de la délibération du 12 décembre 2023 sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais la somme globale de 800 euros à verser aux requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête des consorts B.

Article 2 : La communauté de communes du Pithiverais-Gatinais versera la somme globale de 800 euros aux consorts B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée aux époux B, à M. A B et à la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais.

Fait à Orléans, le 26 août 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.