Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400804
mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2400804 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 février 2024, Mme B A demande au tribunal d'annuler la contrainte du 29 janvier 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Loiret lui réclame la somme de 1 056,12 euros de prime d'activité indûment perçue au titre de la période du 1er avril au 30 septembre 2021.
Elle soutient que :
- elle n'a jamais fait de demande pour percevoir la prime d'activité qui lui est réclamée ;
- les agents de la caisse d'allocations familiales lui ont dit qu'elle avait perçue cette somme par erreur.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2024, la caisse d'allocations familiales du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la requérante ne remplissait pas la condition de séjour régulier en France pour bénéficier de la prime d'activité contestée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que Mme A, ressortissante turque, a perçu la somme de 1 056,12 euros de prime d'activité au titre de la période d'avril à septembre 2024. La caisse d'allocations familiales du Loiret a constaté que la condition de régularité du séjour en France pendant cinq ans prévue à l'article L. 842-2 du code de la sécurité sociale n'était pas remplie pour cette période dès lors que l'intéressée disposait d'une carte de séjour temporaire valable du
18 décembre 2017 au 17 décembre 2021.
2. Aux termes de l'article L. 842-2 du code de la sécurité sociale : " Le droit à la prime d'activité est subordonné au respect, par le bénéficiaire, des conditions suivantes : () 2° Être français ou titulaire depuis au moins cinq ans d'un titre de séjour autorisant à travailler. () ".
3. La requérante ne conteste pas avoir perçu, à tort, la somme litigieuse mais se borne à soutenir qu'elle ne l'a pas demandée. Toutefois, cette circonstance est sans incidence sur la validité de la contrainte contestée. Il appartient à l'intéressée, si elle s'y croit fondée, à solliciter la remise gracieuse de la somme réclamée.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la caisse d'allocations familiales du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 février 2025.
Le magistrat désigné,Le greffier,
Jean-Michel DELANDRE Laurent BOUSSIERES
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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