Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400807

mardi 17 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2400807
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du rejet d'une demande de prime « MaPrimeRénov’ ». Cette décision de non-lieu est prise car l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a ultérieurement accordé la prime au requérant, privant ainsi son recours de son objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 17 février 2024, le 17 septembre 2025 et le 24 février 2026, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 7 décembre 2023 par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la décision du 21 février 2023 rejetant sa demande de prime de transition énergétique dite « MaPrimeRénov’ ».

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2026, l’Agence nationale de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (...) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».

En l’espèce, par une décision du 21 février 2023, la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a rejeté la demande de prime de transition énergétique dite « MaPrimeRénov’ » déposée par M. A.... Cette décision a été confirmée, sur recours administratif préalable obligatoire formé par l’intéressé, par une décision explicite de rejet du 7 décembre 2023. Toutefois, à la suite d’un réexamen de la situation du requérant, la directrice générale de l’ANAH a finalement accordé à M. A... une prime d’un montant de 5 000 euros par une décision du 26 mars 2025. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. A... ont perdu leur objet. Il n’y a donc pas lieu pour le tribunal d’y statuer.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à l’Agence nationale de l’habitat.


Fait à Orléans, le 17 mars 2026.

Le président de la 2ème chambre,





Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.