mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2400829 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL MARTIN SOL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 février 2024, Mme A B, représentée par Me Samandjeu, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2024 du maire de la commune de Puiseux portant revalorisation de sa situation,
2°) d'enjoindre à ladite commune de réexaminer sa situation et de reconstituer sa carrière sous astreinte de 100 euros par jour de retard,
3°) de mettre à la charge de la commune de Puiseux la somme de 2.000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- cet abaissement d'échelon est dépourvu de tout fondement juridique,
- il constitue en réalité une sanction déguisée.
Par un mémoire enregistré le 21 aout 2024, la commune de Puiseux, représentée par la SELARL Martin-Sol, conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'arrêté contesté a été retiré par la suite par arrêté du 21 mai 2024 en raison de l'erreur matérielle dont il était entaché et que les conclusions à fin d'annulation sont ainsi devenues sans objet.
Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2024, Mme B déclare se désister purement et simplement de ses conclusions à fin d'annulation mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2006-1690 du 22 décembre 2006,
- le code général des collectivités territoriales,
- le code général de la fonction publique,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, adjointe administrative territoriale titularisée le 2 décembre 2018, conteste l'arrêté du maire de la commune de Puiseux en date du 3 janvier 2024 portant revalorisation de sa situation et la plaçant à compter du 1er janvier 2024 au 10e échelon avec un indice brut de 419 et un indice majoré de 377. Cette fonctionnaire territoriale a contesté cet arrêté qui entraîne un abaissement de son indice brut de 432 à 419 et son indice majoré de 382 à 377 dont elle bénéficiait depuis le 1er janvier 2023. Par arrêté du 21 mai 2024, le maire de la commune de Puiseux a retiré cet arrêté et placé Mme B au 11e échelon avec un indice brut de 432. Mme B a déclaré ensuite se désister de ses conclusions à fins d'annulation.
2. Aux termes de l'article R. 636-1 du code de justice administrative : " Le désistement peut être fait et accepté par des actes signés des parties ou de leurs mandataires et adressés au greffe./ Il est instruit dans les formes prévues pour la requête. ".
3. Selon l'article R. 222-1 du même code : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
4. Le désistement d'instance de Mme B est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
5. Selon l'article R. 761-2 du code de justice administrative : " En cas de désistement, les dépens sont mis à la charge du requérant sauf si le désistement est motivé par le retrait total ou partiel de l'acte attaqué, opéré après l'enregistrement de la requête, ou, en plein contentieux, par le fait que, postérieurement à cet enregistrement, satisfaction totale ou partielle a été donnée au requérant. ".
6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge la commune de Puiseux la somme de 1.000 euros à verser à Mme B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.
Article 2 : La commune de Puiseux versera à Mme B la somme de 1.000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B et à la commune de Puiseux.
Fait à Orléans, le 18 septembre 2024.
Le président de la 5e chambre,
Samuel DELIANCOURT
La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026