Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401002
vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2401002 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 mars 2024, Mme A B demande au tribunal de lui délivrer une carte de séjour temporaire valable quatre ans.
Mme B fait valoir que le courrier du 21 novembre 2023 lui refusant la délivrance d'une carte de résident lui promettait la délivrance d'un titre de séjour de quatre ans.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. La requête de Mme B doit être regardée comme tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de Loir-et-Cher lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle, en tant que le préfet a limité à deux années la durée de ce titre de séjour. La requérante se borne toutefois à invoquer la circonstance que, dans le courrier du 21 novembre 2023 l'informant du rejet de sa demande de délivrance d'une carte de résident, le préfet lui avait indiqué qu'elle serait prochainement invitée à se présenter au guichet des étrangers afin de retirer un titre de séjour de quatre ans. Cette circonstance est toutefois sans influence sur la légalité de la décision attaquée, alors que Mme B ne prétend pas qu'elle remplissait les conditions légales pour se voir délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable quatre ans.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B, dont l'unique moyen est inopérant, doit être rejetée par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Orléans, le 21 juin 2024.
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.