Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401044
lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2401044 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 mars 2024, M. C D et Mme A D, représentant leur fille Mme B D, demandent au tribunal d'annuler la contrainte du 6 mars 2024 délivrée par la Caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime pour le recouvrement d'indus d'allocation de logement sociale et d'aide personnalisée au logement d'un montant total de 2 857 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2024, la Caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir qu'à la suite d'une régularisation des droits de Mme B D, la décision attaquée a été retirée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. ".
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le pourvoi formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.
3. Postérieurement à l'introduction de la requête, la contrainte litigieuse, qui n'avait reçu aucune exécution, a été rapportée par une décision de la Caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime du 3 mai 2024, devenue définitive faute d'avoir été contestée dans le délai du recours contentieux. Dès lors, les conclusions tendant à son annulation sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. et Mme D.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D, Mme A D et à la Caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime.
Fait à Orléans, le 30 septembre 2024 .
Le président du tribunal,
Benoist GUEVEL
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.