Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401187

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401187
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. et Mme A..., agissant en leur nom et en tant que représentants légaux de leur fils mineur, d’une demande d’indemnisation dirigée contre le département d’Indre-et-Loire pour des préjudices subis par leur enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a constaté que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’ont pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 24 septembre 2024, la présidente de la 4ème chambre a donc donné acte du désistement d’office de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 mars 2024, M. C... A... et Mme D... épouse A..., représentés par Me Ngamakita, agissant en qualité de représentants légaux de leur fils B... A... ainsi qu’en leur nom propre, demandent au tribunal :

1°) de condamner le département d’Indre-et-Loire à leur verser la somme de 3 000 euros en réparation des préjudices physique et moral subis par leur fils alors qu’il était confié au service de l’aide sociale à l’enfance de ce département, la somme de 1 000 euros chacun en réparation de leur préjudice moral propre et la somme de 800 euros au titre des frais de procédure pénale ;

2°) de mettre à la charge du département d’Indre-et-Loire une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- le département d’Indre-et-Loire est responsable de plein droit des dommages causés à leur fils, dont la garde lui était confiée, à raison des faits commis par un autre mineur pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance de ce département ;
- les préjudices physique et moral, subis par leur fils, doivent être indemnisés à hauteur de 3 000 euros ; il en est de même de leur préjudice moral propre que le département doit indemniser en leur versant à chacun la somme de 1 000 euros ; le département devra également leur rembourser les frais engagés au cours de la procédure pénale à hauteur de 800 euros ;
- la circonstance que ces sommes n’ont pas été réclamés au juge répressif est sans incidence.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 juillet 2024, le département d’Indre et Loire conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête et à titre subsidiaire, à leur rejet.

Il fait valoir que :
- il y a lieu de s’interroger sur l’intérêt à agir des parents en l’absence d’information sur l’exercice effectif de l’autorité parentale sur leur enfant mineur ;
- l’auteur des faits a été condamné par le juge pénal à réparer le préjudice moral du mineur et de ses parents et les frais d’avocat ont été mis à sa charge de sorte qu’il n’y a pas plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête ;
- en tout état de cause, les prétentions des requérants devront être rejetées ou réduites à de plus justes proportions.

Par un courrier du 5 août 2024, M. et Mme A... ont été informés qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois, ils seraient réputés s’être désistés de leur requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ».

Aux termes de l’article R. 612-5-1 de ce code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique (…) Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ». Enfin selon l’article R. 431-1 du même code, « Lorsqu'une partie est représentée devant le tribunal administratif par un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2, les actes de procédure, à l'exception de la notification de la décision prévue aux articles R. 751-3 et suivants, ne sont accomplis qu'à l'égard de ce mandataire ».

L’état du dossier permettant de s’interroger sur l’intérêt que la requête conservait pour ses auteurs, M. et Mme A... ont, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, été invités par le tribunal à confirmer expressément le maintien de leurs conclusions dans un délai d’un mois. Ce courrier a été mis à disposition par l’intermédiaire de l’application Télérecours, le 5 août 2024 à 16h44, du conseil de M. et Mme A..., qui en a accusé réception le jour même à 18h24. Les requérants n’ayant pas expressément confirmé le maintien des conclusions de leur requête dans le délai d’un mois qui leur était imparti, ils sont réputés s’être désistés de l’ensemble des conclusions de leur requête, ainsi que le courrier les en informait. Il y a dès lors lieu de donner acte de ce désistement.




O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. et Mme A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A..., à Mme D... épouse A... et au département d'Indre-et-Loire.


Fait à Orléans, le 24 septembre 2024 .


La présidente de la 4ème chambre,





Sophie LESIEUX


La République mande et ordonne au préfet d’Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.