Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401336

jeudi 21 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401336
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMOUNDOUNGA NTSIGOU

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois décidée par le préfet d'Eure-et-Loir. Le juge des référés avait rejeté sa demande de suspension, et M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 avril 2024, M. B A, représenté par

Me Moundounga, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le préfet d'Eure et Loir a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de cinq mois, ensemble la décision du

6 mars 2024 par laquelle le préfet d'Eure et Loir rejeté son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Eure et Loir de lui restituer son permis de conduire dans le délai d'un mois à compter de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du

10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2024, le préfet d'Eure et Loir conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; /() ;".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

3. La requête par laquelle M. A demandait la suspension de l'exécution des décisions susvisées du préfet d'Eure-et-Loir a été rejetée par une ordonnance n°2401337 du 11 avril 2024 du juge des référés, au motif qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Cette ordonnance a été notifiée à M. A par un courrier du 12 avril 2024 qui l'informait de ce que, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, il serait réputé s'être désisté de sa requête à fin d'annulation de la décision litigieuse s'il ne produisait pas, dans le délai d'un mois et sous le numéro d'instance correspondant, un courrier confirmant le maintien de cette requête. Ce courrier a été délivré au requérant le 23 avril 2024. Le requérant, qui n'a pas formé de pourvoi en cassation contre l'ordonnance n°2401337, n'a pas confirmé le maintien de sa requête n°2401336 dans le délai d'un mois imparti. Il doit ainsi être réputé s'être désisté de cette requête. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet d'Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 21 novembre 2024.

Le président du tribunal,

B. GUEVEL

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.