Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401435

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401435
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B contestant la décision du département de Loir-et-Cher de mettre fin à ses droits au revenu de solidarité active et à la prime d'activité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit la décision contestée malgré une demande de régularisation. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examiner le fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 avril 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du département de Loir-et-Cher de mettre fin à ses droits au revenu de solidarité active et à la prime d'activité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier du 11 avril 2024 revenu au tribunal avec la mention " distribué le 13 avril 2024 ", M. B n'a pas justifié avoir produit la décision qu'il conteste dans le délai qui lui était imparti. Par suite, sa requête doit être regardée comme étant manifestement irrecevable et rejetée, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Orléans, le 30 septembre 2024.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL

La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.