Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401454
mardi 16 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2401454 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le juge a constaté que le courrier de M. B... constituait un recours gracieux sollicitant un réexamen de sa situation, et non une requête en annulation ou en indemnité, ce qui ne relève pas de la compétence du juge administratif. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un courrier, enregistré le 9 avril 2024, M. A... B... présente un recours gracieux à l’encontre d’une décision du 4 janvier 2024, implicitement confirmée le 25 mars 2024, par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer une carte professionnelle en qualité d’agent privé de sécurité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».
Il résulte de ces dispositions que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une somme d’argent. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.
Il ressort des termes du courrier de M. B... adressé au tribunal, que celui-ci a entendu lui soumettre un recours gracieux à l’encontre d’une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant de lui délivrer une carte professionnelle en qualité d’agent privé de sécurité. Il n’appartient cependant pas au tribunal de connaître d’un tel recours qui tend seulement au réexamen de la situation de M. B... eu égard à la situation personnelle et familiale qu’il invoque. Dès lors, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée comme telle par application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Orléans, le 16 septembre 2025.
La présidente de la 4ème chambre,
Sophie LESIEUX
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par un courrier, enregistré le 9 avril 2024, M. A... B... présente un recours gracieux à l’encontre d’une décision du 4 janvier 2024, implicitement confirmée le 25 mars 2024, par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer une carte professionnelle en qualité d’agent privé de sécurité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».
Il résulte de ces dispositions que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une somme d’argent. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.
Il ressort des termes du courrier de M. B... adressé au tribunal, que celui-ci a entendu lui soumettre un recours gracieux à l’encontre d’une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant de lui délivrer une carte professionnelle en qualité d’agent privé de sécurité. Il n’appartient cependant pas au tribunal de connaître d’un tel recours qui tend seulement au réexamen de la situation de M. B... eu égard à la situation personnelle et familiale qu’il invoque. Dès lors, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée comme telle par application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Orléans, le 16 septembre 2025.
La présidente de la 4ème chambre,
Sophie LESIEUX
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.