Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401511

lundi 27 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401511
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la CAF d’Indre-et-Loire ne lui accordant qu’une remise partielle de sa dette de RSA. La présidente du département a soulevé un non-lieu à statuer en raison de l’effacement de la dette dans le cadre d’un plan de surendettement. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le tribunal, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, a donné acte de son désistement d’office.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 avril 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 4 avril 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire ne lui a accordé qu'une remise partielle à hauteur de 396,53 euros de sa dette de 1 586,13 euros, soit un reste de 1 189,60 euros, au titre du revenu de solidarité active (RSA).

Par un mémoire ne défense, enregistré le 1er juillet 2024, la présidente du département d'Indre-et-Loire conclut au non-lieu à statuer en raison de l'effacement de la dette de 1 586,13 euros dans le cadre d'un plan de surendettement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ".

2. Aux termes des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'État, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".

3 Mme B a été, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invitée, par un courrier du 18 novembre 2024 du magistrat désigné en application de l'article R. 222-1 du code, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informée de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans ce délai, la requérante doit être réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à la présidente du conseil départemental d'Indre-et-Loire et à la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire.

Fait à Orléans, le 27 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

C

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.