Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401884
mercredi 31 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2401884 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et une pièce complémentaire, enregistrées les 13 et 21 mai 2024, M. A B, représenté par Me Rouillé-Mirza, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de refus de séjour prise par le préfet d'Indre-et-Loire à la suite de sa demande de titre de séjour en date du 28 novembre 2023 ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence d'un an dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour pendant le temps de cet examen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le préfet d'Indre-et-Loire a justifié par une pièce enregistrée le 24 juillet 2024 avoir délivré à M. B un certificat de résidence valable du 7 juin 2024 au 6 juin 2025.
Par un mémoire enregistré le 29 juillet 2024, M. B prend acte de la délivrance d'un récépissé le 7 juin 2024 puis d'un certificat de résidence le 24 juin 2024 à son bénéfice et maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'enregistrement de la requête, le préfet d'Indre-et-Loire a délivré à M. B un certificat de résidence valable du 7 juin 2024 au 6 juin 2025. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d'annulation de la décision implicite de refus de séjour prise par le préfet d'Indre-et-Loire à la suite de la demande de titre de séjour en date du 28 novembre 2023, ainsi que sur celles aux fins d'injonction.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B.
Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet d'Indre-et-Loire.
Fait à Orléans, le 31 juillet 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.