Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402112
jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402112 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE - CRA OLIVET |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 et le 29 mai 2024, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 mai 2024 par lequel le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Il soutient que l'arrêté attaqué :
- est entaché d'un vice d'incompétence ;
- est insuffisamment motivé ;
- est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par une ordonnance du 29 mai 2024 le juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire d'Orléans a prononcé la mainlevée de la rétention administrative de M. B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Gauthier, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 776-14 du code de justice administrative : " La présente section est applicable aux recours dirigés contre les décisions mentionnées à l'article R. 776-1, lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence () ". Aux termes de l'article R. 776-15 du même code : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () / 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente () ". Aux termes de l'article R. 776-16 du même code : " Le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le lieu où le requérant est placé en rétention ou assigné à résidence au moment de l'introduction de la requête ou, si elle a été introduite avant le placement en rétention ou l'assignation à résidence, au moment où cette mesure est décidée () / Lorsque le président d'un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'un autre tribunal administratif, il lui transmet le dossier sans délai et par tous moyens () ". Enfin aux termes de l'article R. 221-3 de ce code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Montpellier : Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales () ".
2. M. B était, au moment de l'introduction de sa requête, retenu au centre de rétention d'Olivet (Loiret), dans le ressort du tribunal administratif d'Orléans. Ce tribunal a cependant été informé le 29 mai 2024 qu'il avait été libéré à la suite de la mainlevée par le juge de la liberté et de la détention de la mesure de rétention prise à son encontre. A l'appui de ses écritures enregistrées le 27 mai 2024, M. B a produit une attestation d'hébergement indiquant un domicile à Béziers dans l'Hérault. Ainsi, le requérant ne réside ni n'est retenu dans le ressort du tribunal administratif d'Orléans. Par suite, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête au tribunal administratif de Montpellier.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête M. B est transmise au tribunal administratif de Montpellier.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Moselle.
Fait à Orléans le 6 juin 2024.
Le magistrat désigné,
Eric GAUTHIER
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.