Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402185
jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402185 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mai 2024, Mme C A, épouse B, représentée par Me Trumeau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 septembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental du Cher lui a retiré son agrément d'assistante maternelle à compter du 1er octobre 2022 ;
2°) d'enjoindre au président du conseil départemental du Cher de lui restituer son agrément d'assistante maternelle pour l'accueil de mineurs et de la réintégrer dans ses fonctions à compter du 1er octobre 2022, sous astreinte journalière de 150 euros ;
3°) d'enjoindre au président du conseil départemental du Cher de reconstituer ses droits à pension à compter du 1er octobre 2022 ;
4°) de mettre à la charge du département du Cher la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Aux termes de l'article R. 421-5 de ce code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 26 septembre 2022, le président du conseil départemental du Cher a prononcé le retrait de l'agrément d'assistante maternelle dont bénéficiait Mme C B, à compter du 1er octobre 2022. Cette décision a été notifiée à l'intéressée le 26 septembre 2022 par l'intermédiaire d'un courrier de la directrice adjointe des services, lequel comportait la mention des voies et délais de recours. Ces éléments sont expressément confirmés par la requérante qui, dans ses écritures introductives d'instance, indique que la décision de retrait de son agrément lui a été notifiée par lettre recommandée avec accusé réception en date du 26 septembre 2022, qui l'informait également de son droit à exercer des recours contre cette décision. Par ailleurs, il est constant que sa requête, enregistrée le 29 mai 2024 au greffe du tribunal administratif d'Orléans par l'intermédiaire de l'application " Télérecours ", comporte en entête la mention " L'AN DEUX MILLE VINGT DEUX ET LE : VINGT QUATRE NOVEMBRE " et a été signée, à cette dernière date, par son conseil. Si cette requête n'a finalement pas été présentée ni a fortiori enregistrée par le tribunal avant le 29 mai 2024, les mentions qu'elle comporte permettent d'établir que Mme B a eu connaissance de la décision du président du conseil départemental du Cher dont elle demande l'annulation, au plus tard à la date du 24 novembre 2022 figurant dans ses écritures. La requête de Mme B, enregistrée au greffe du tribunal le 29 mai 2024, est donc tardive. Elle est, par suite, manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A épouse B.
Fait à Orléans, le 4 juillet 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2402185