Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402362

mercredi 12 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402362
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juin 2024, M. B A demande au juge des référés de " réviser " la décision par laquelle le consul général de France à Dakar a refusé de lui délivrer un visa au motif de l'existence de doutes raisonnables quant à la volonté de l'intéressé de quitter le territoire des Etats membres avant l'expiration du visa.

Il soutient que la décision contestée porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale : la liberté de mouvement, la liberté d'aller et de venir.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ".

2. Les litiges relatifs au rejet des demandes de visa d'entrée sur le territoire français ressortissent à la compétence du tribunal administratif de Nantes en application de l'article

R. 312-18 du code de justice administrative. En tout état de cause, M. B A n'établit ni même n'allègue l'existence d'une situation d'urgence de nature à justifier que le juge des référés statue dans un délai de 48 heures sur les conclusions tendant à la " révision " de la décision par laquelle le consul général de France à Dakar a refusé de lui délivrer un visa. Il suit de là que la requête présentée par M. A doit être rejetée, par application des dispositions des articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Orléans, le 12 juin 2024.

Le juge des référés,

B. GUEVEL

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.