Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402376
lundi 17 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402376 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELAS GOLDWIN PARTNERS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juin 2024, M. B C, représenté par Me Zahedi, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Loiret a rejeté sa demande de restitution de points ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui restituer son solde de points, subsidiairement de statuer à nouveau sur sa demande dans le délai de huit jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de trois cents euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- L'absence de permis de conduire ne lui permet pas d'exercer l'activité de conducteur de transport routier à laquelle il se destine à l'issue de sa formation ; il ne peut percevoir l'allocation d'aide au retour à l'emploi ;
- Il n'a plus été informé d'un retrait de points après le 20 décembre 2018.
Vu la requête au fond par laquelle M. C demande l'annulation de la décision en litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Le requérant soutient que si le relevé d'information intégral de son permis de conduire en date du 27 mars 2024 mentionne que le solde de points est nul, ce document précise également que le permis de conduire délivré le 10 octobre 2016 est valide, qu'un nouveau permis lui a été délivré et que la reconstitution totale de ses points est intervenue le 9 janvier 2022, portant le solde à douze points. Il a alors présenté une demande de restitution de points le 23 février 2024 et demande au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Loiret a rejeté sa demande.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Enfin, l'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens de la requête n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.
Fait à Orléans, le 17 juin 2024.
Le juge des référés,
Jean-Luc A
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.