Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 juin 2024 et le 5 novembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Madrid, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Loiret a refusé de lui renouveler sa carte de résident en qualité de réfugiée politique, a refusé de lui délivrer une carte de résident longue durée Union européenne et a refusé de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de résident d’une durée de dix ans dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et un récépissé dans un délai de dix jours à compter de la notification de la décision à intervenir, l’ensemble sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2025, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 12 février 2026, Mme B... déclare se désister purement et simplement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête et maintenir ses conclusions au titre des frais de l’instance.
Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 19 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Par un mémoire, enregistré le 12 février 2026, Mme B... déclare se désister purement et simplement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de faire droit à ces conclusions et de mettre à la charge de l’État une somme de 1 000 euros, à verser à Me Madrid, avocate de Mme B..., sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : L’Etat versera la somme de 1 000 euros à Me Madrid en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat à l’aide juridictionnelle.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., au préfet du Loiret et à Me Madrid.
Fait à Orléans, le 1er juillet 2026.
Le président de la 2ème chambre,
Denis LACASSAGNE
La République mande et ordonne au préfet du Loiret en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.