Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402510
vendredi 30 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402510 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... contestant l'attestation de décision favorable sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante soutenait que la carte pluriannuelle de deux ans qui lui a été accordée la privait injustement de ses droits, alors qu'elle sollicitait une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que cette décision, bien qu'accordant un titre de séjour d'une durée plus courte que celle demandée, était favorable et ne lui faisait pas grief, rendant la requête irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, Mme A... C..., épouse B..., conteste l’attestation de décision favorable sur une demande de renouvellement de titre de séjour qui lui a été délivrée le 21 mai 2024 par la préfète du Loiret, dans l’attente de la remise de la carte de séjour pluriannuelle valable du 22 mai 2024 au 21 mai 2026 et portant la mention « vie privée et familiale » qui lui a été accordée.
Elle soutient qu’elle a sollicité la délivrance d’une carte de résident de longue durée de dix ans et que la décision qui a été prise de lui accorder une carte pluriannuelle de deux ans la prive injustement de ses droits, alors qu’elle remplit les conditions pour se voir délivrer le titre de séjour qu’elle demandait.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. La requête présentée par Mme C... est dirigée contre l’attestation de décision favorable sur une demande de renouvellement de titre de séjour qui lui a été délivrée le 21 mai 2024 par la préfète du Loiret, dans l’attente de la remise de la carte de séjour pluriannuelle valable du 22 mai 2024 au 21 mai 2026 et portant la mention « vie privée et familiale » qui lui a été accordée. Cette décision qui, en dépit de ce qu’elle accorde à la requérante le renouvellement de son titre de séjour pour une durée de validité plus courte que celle qu’elle avait sollicitée, est favorable à sa demande et ne peut donc être regardée comme lui faisant grief. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et peut, dès lors, être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C..., épouse B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C..., épouse B....
Fait à Orléans, le 30 août 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, Mme A... C..., épouse B..., conteste l’attestation de décision favorable sur une demande de renouvellement de titre de séjour qui lui a été délivrée le 21 mai 2024 par la préfète du Loiret, dans l’attente de la remise de la carte de séjour pluriannuelle valable du 22 mai 2024 au 21 mai 2026 et portant la mention « vie privée et familiale » qui lui a été accordée.
Elle soutient qu’elle a sollicité la délivrance d’une carte de résident de longue durée de dix ans et que la décision qui a été prise de lui accorder une carte pluriannuelle de deux ans la prive injustement de ses droits, alors qu’elle remplit les conditions pour se voir délivrer le titre de séjour qu’elle demandait.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. La requête présentée par Mme C... est dirigée contre l’attestation de décision favorable sur une demande de renouvellement de titre de séjour qui lui a été délivrée le 21 mai 2024 par la préfète du Loiret, dans l’attente de la remise de la carte de séjour pluriannuelle valable du 22 mai 2024 au 21 mai 2026 et portant la mention « vie privée et familiale » qui lui a été accordée. Cette décision qui, en dépit de ce qu’elle accorde à la requérante le renouvellement de son titre de séjour pour une durée de validité plus courte que celle qu’elle avait sollicitée, est favorable à sa demande et ne peut donc être regardée comme lui faisant grief. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et peut, dès lors, être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C..., épouse B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C..., épouse B....
Fait à Orléans, le 30 août 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.