Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402519

lundi 18 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402519
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative à un retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait été retirée par le ministre avant l'introduction de la requête, rendant celle-ci manifestement irrecevable. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond, ainsi que les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, M. A B, représenté par Me Le Borgne, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours gracieux dirigé contre le retrait de points consécutif à l'infraction commise le 18 février 2020 ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de doter le permis de conduire du requérant de 3 points supplémentaires ;

3°) de condamner le ministre de l'intérieur au versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 septembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir que la décision attaquée a été retirée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () "./() ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; /(). ".

2. Par une décision du 27 septembre 2021 antérieure à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur a retiré la décision attaquée. Ainsi, la requête de M. B est manifestement irrecevable et ne peut donc qu'être rejetée.

3. Par voie de conséquence du rejet de sa requête, les conclusions de M. B tendant au versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Fait à Orléans, le 18 novembre 2024.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.