Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402554

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402554
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (Anah) de lui verser la prime de transition énergétique. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste du recours pour excès de pouvoir, faute pour le requérant d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Le tribunal a constaté que M. B n'avait pas formé ce recours avant de saisir la juridiction, et que la proposition de médiation ne pouvait s'y substituer. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans régularisation possible.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 juin 2024, M. A B, représenté par le Cabinet Pitcher avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat a refusé de lui verser la prime de transition énergétique qui lui est due ;

2°) de mettre à la charge de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat une somme de 1 500 en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () "

2. D'autre part, aux termes de l'article 9 du décret du 14 janvier 2020 : " L'introduction d'un recours afférent aux décisions relatives à la prime de transition énergétique est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès du directeur général de l'Agence nationale de l'habitat. / Ce recours administratif est régi par les dispositions des chapitres Ier et II du titre Ier du livre IV du code des relations entre le public et l'administration. "

3. Il résulte de ces dispositions que le pétitionnaire n'est pas recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un refus de prime de transition énergétique " MaPrimeRénov ", s'il n'a pas, préalablement, formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur général de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat.

4. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B a formé le recours préalable obligatoire prévu par les dispositions précitées avant de saisir le tribunal administratif de son recours. Par ailleurs, la circonstance que le conseil du requérant a proposé à l'agence d'engager une médiation ne peut tenir lieu du recours préalable exigé.

5. Par suite, cette requête, qui n'a pas été régularisée en dépit de l'invitation faite à la requérante par le greffe du tribunal, doit donc être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Orléans, le 18 septembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.