Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402648

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402648
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de la commission départementale d'aide aux personnes handicapées (CDAPH) du Loiret de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé et d'accorder l'aide financière associée. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas produit les décisions contestées malgré une demande de régularisation du tribunal, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 juin 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler les décisions par lesquelles le président de la commission départementale d'aide aux personnes handicapées (CDAPH) du Loiret a rejeté ses demandes de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et de l'aide financière afférente.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier du 28 juin 2024 dont l'accusé de réception revêtu de la signature de la destinataire, est revenu au tribunal, en date du 4 juillet 2024, Mme B n'a pas justifié avoir produit les décisions contestées dans le délai qui lui était imparti. Par suite, sa requête doit être regardée comme étant manifestement irrecevable et rejetée, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Orléans, le 30 octobre 2024.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.