Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402779

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402779
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet d'Indre-et-Loire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un courrier, enregistré le 3 juillet 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 15 janvier 2024 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a procédé au classement sans suite de sa demande de naturalisation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () " Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "

2. Il ressort des pièces du dossier que le délai de recours contre la décision attaquée a débuté au plus tard à la date de saisine du tribunal du recours de M. B consécutif au rejet implicite de son recours gracieux contre cette décision. La requête tendant à l'annulation de cette décision se borne à indiquer que, bien qu'il l'a demandée aux autorités Sud-Africaines, le requérant n'est pas encore en possession de la pièce demandée par le préfet d'Indre-et-Loire et dont l'absence a motivé le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Cette requête ne comporte ainsi l'exposé d'aucun moyen et n'a été suivie dans le délai du recours contentieux d'aucune production satisfaisant aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Dès lors, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Orléans, le 15 octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.