Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402875

vendredi 12 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402875
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête en référé, enregistrée le 11 juillet 2024, Mme B D et son fils, M. C A indiquent introduire une requête en référé pour faire appel à la justice.

Ils soutiennent que :

- C A étudiant en première année de Staps a, à tort, été déclaré défaillant à l'issue de l'épreuve de rattrapage pour le cours pratique de football ; la convocation indiquait 9h/11h ; qu'il en a déduit que les élèves au rattrapage pour le second semestre étaient convoqués à 11 heures ; il s'est présenté à l'épreuve à 10h35 et n'aurait pas dû être déclaré défaillant ;

- le fait d'être déclaré défaillant conduit à le priver de sa bourse ; il n'a eu aucune absence au cours de l'année scolaire ;

- il démontre sa volonté de réussir en Staps.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Palis De Koninck, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 521-2 de ce code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 521-3 dudit code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Il résulte des dispositions du livre V du code de justice administrative que les demandes formées devant le juge des référés sont présentées, instruites, jugées et, le cas échéant, susceptibles de recours, selon des règles qui varient en fonction du fondement sur lequel est présentée la demande. En l'espèce, si Mme D et M. A ont indiqué présenter un " recours en référé ", ils n'indiquent pas sur quel fondement ils entendent saisir ledit juge ni ne justifie du caractère urgent de leur recours. Ils ne font référence ni au terme " suspension " ni à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité d'une décision identifiée, pas plus qu'à une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Ils ne font pas non plus mention de mesures susceptibles de relever des pouvoirs du juge des référés tels que prévus par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Dans ces circonstances, les conclusions des requérants sont manifestement irrecevables et leur requête doit, par suite, être rejetée, sans audience publique, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B D et de M. C A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D et à M. C A.

Fait à Orléans, le 12 juillet 2024.

La juge des référés,

Mélanie PALIS DE KONINCK

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.