Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402974

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402974
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du jury de ne pas admettre sa fille à l'examen du CAP Coiffure session 2024. La requérante invoquait un conflit d'intérêts avec l'ancien patron de sa fille, qui présidait le jury, mais n'a fourni aucun élément permettant d'apprécier le bien-fondé de ce moyen. Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation d'un jury sur les compétences des candidats, ni d'ordonner la révision d'une note. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées le 15 juillet 2024, le 24 juillet 2024 et le 2 août 2024, Mme D A doit être regardée comme contestant la décision du jury de ne pas admettre sa fille C B, née le 2 janvier 2007, à l'examen du certificat d'aptitude professionnelle spécialité " Coiffure " de la session 2024.

Elle soutient que sa fille n'a pas eu l'examen à cause de 0,15 points manquant sur la pratique concernant la note finale, qu'elle n'a eu que 10,5 sur 50 sur le modèle Homme et que cette note doit être réévaluée par un autre jury car l'ancien patron de sa fille présidait le jury alors qu'il a une animosité particulière à l'encontre de sa fille qui a quitté son salon il y a environ un an et demi.

Par un mémoire, enregistré le 18 septembre 2024, Mme A demande au tribunal d'" annuler sa demande ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. En tout état de cause, Mme A ayant demandé au tribunal d'" annuler sa demande ", si elle conteste la note de 10,5 sur 50 attribuée à sa fille à l'épreuve " Coupe, coiffage Homme " de l'UP1 techniques de coiffure des épreuves professionnelles en indiquant que l'ancien patron de sa fille présidait le jury alors qu'il a une animosité particulière à l'encontre de sa fille, elle n'assortit ce moyen unique d'aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, et alors qu'au demeurant il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation portée par un jury sur les compétences et les aptitudes des candidats à un examen ou à un concours et qu'en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l'espèce, du code de justice administrative, il n'appartient pas au tribunal administratif d'adresser des injonctions à l'administration et notamment ordonner la révision d'une note obtenue à un examen, la requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme D A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D A.

Copie en sera transmise pour information au recteur de l'académie d'Orléans-Tours.

Fait à Orléans, le 23 septembre 2024

La présidente de la 1ère chambre,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.