Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403046

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403046
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A C contestant la décision du jury de ne pas admettre son fils à l'examen du CAP spécialité "Boulanger" (session juin 2024). La requête, fondée sur une demande de faveur exceptionnelle liée au vécu de l'apprenti en entreprise, ne comportait aucun moyen opérant et était manifestement irrecevable. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas à l'autorité judiciaire de contrôler l'appréciation des jurys sur les compétences des candidats. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2024, M. A C doit être regardé comme contestant la décision du jury de ne pas admettre son fils B C à l'examen du certificat d'aptitude professionnelle spécialité " Boulanger " de la session de juin 2024.

Il soutient que suite à ce que B a vécu dans l'entreprise au sein de laquelle il a suivi son apprentissage, il sollicite une faveur exceptionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. La requête de M. C ne comporte aucun moyen opérant. Les délais de recours étant expirés, elle n'est plus régularisable. Par suite, et alors qu'au demeurant il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation portée par un jury sur les compétences et les aptitudes des candidats à un examen ou à un concours, elle ne peut qu'être rejetée comme manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Orléans, le 31 octobre 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.