Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403430

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403430
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant des indus de revenu de solidarité active, d'aide personnalisée au logement et d'allocation de rentrée scolaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit les décisions contestées ni le formulaire de complément, malgré une demande de régularisation. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 août 2024, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions par lesquelles le président du département du Loiret et la Caisse d'allocations familiales du Loiret ont prononcé des indus de revenu de solidarité active, d'aide personnalisée au logement et d'allocation de rentrée scolaire pour un montant total de 3025, 18 euros ;

2°) d'enjoindre au président du département du Loiret et la Caisse d'allocations familiales du Loiret de lui rembourser la totalité du montant retenu sur ses prestations sociales, soit la somme de 3025, 18 euros ;

3°) d'enjoindre à la Caisse d'allocations familiales du Loiret de suivre le plan de remboursement initialement prévu de 66 euros mensuels.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 26 août 2024 par l'application " télérecours ", M. B n'a pas justifié, dans le délai qui lui était imparti, avoir produit les décisions contestées ainsi que le formulaire intitulé " demande de complément de votre requête ". Par suite, sa requête doit être regardée comme étant manifestement irrecevable et rejetée, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Orléans, le 31 octobre 2024.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret et au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.