Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403435

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403435
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant l'annulation d'un concours de dessins organisé par la commune de Chartres pour la restauration des vitraux de la Collégiale Saint-André. Le juge a estimé que les moyens soulevés, relatifs à la compétence du jury et à l'illégalité de l'article 12 du règlement, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 août 2024 et un mémoire complémentaire enregistré le 24 août 2024, M. B A doit être regardé comme contestant l'annulation du concours de dessins organisé par la commune de Chartres dans le cadre de la restauration des vitraux de la Collégiale Saint-André.

Il soutient que l'annulation de ce concours est illégale au motif que :

- la compétence des membres du jury de concours n'est pas justifiée ;

- l'article 12 du règlement qui le permet est entaché d'illégalité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la commande publique,

- le code du patrimoine,

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Chartres a organisé au cours du premier semestre de l'année 2024 un concours avec dotations dans le cadre de la réfection des vitraux de la collégiale Saint-André pour lequel 14 dessins destinés à inspirer les maîtres verriers qui produiront les futurs vitraux ont été déposés. Les éléments de presse fournis par M. A indiquent que le concours aurait finalement été annulé le 8 juillet 2024 par le jury composé d'élus et de personnalités qualifiées en se fondant sur l'article 12 du règlement. A supposer que la demande de M. A qui " s'interroge sur la validité de l'annulation de ce concours de dessins " soit requalifiée en conclusion à fin d'annulation d'une décision d'" annulation " de ce concours qu'il ne produit d'ailleurs pas, les moyens soulevés ne sont pas, après requalification, assortis de précisions qui permettraient d'en apprécier le bien-fondé. Aussi, sa requête doit-elle être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée pour information à la commune de Chartres.

Fait à Orléans, le 7 octobre 2024.

Le président de la 5e chambre,

Samuel DELIANCOURT

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.