Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403559
lundi 9 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2403559 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 août 2024, Mme A C, représentée par Me Sadoun, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 18 juillet 2024 par laquelle le préfet du Cher a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet du Cher de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour l'autorisant dans les deux cas à travailler, dans un délai de huit jours suivant la notification du jugement à intervenir et jusqu'à ce qu'il soit statué au fond, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite, dès lors que l'urgence est présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que l'arrêté litigieux, en la plaçant subitement en situation irrégulière, lui fait perdre d'une part son droit au séjour et sa liberté de circulation à l'intérieur du territoire français, a d'autre part pour conséquence de la priver de ses droits sociaux notamment concernant l'allocation adulte handicapé et l'aide personnalisée au logement, et la place enfin dans une situation de précarité vis-à-vis de ses soins médicaux ;
- la condition tenant à l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté est satisfaite, dès lors que :
* elle est entachée de l'incompétence de son signataire ;
* elle est insuffisamment motivée, l'accord franco-marocain applicable n'étant d'une part pas visé, et les éléments produits auprès de la préfecture le 5 janvier 2024 n'étant d'autre part pas pris en compte ;
* elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
* elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9, de l'article L. 423-23 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* elle contrevient aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
* elle est entachée de plusieurs erreurs de fait et d'une erreur d'appréciation de sa situation, tenant aux modalités de son entrée sur le territoire français, au fait que sa demande a été traitée comme une première demande d'admission alors qu'il s'agit d'une demande de renouvellement, que le préfet soutient qu'elle n'a pas d'enfant alors que son fils vit auprès d'elle et lui apporte l'aide dont elle a besoin, qu'elle entretient des relations régulières avec ses sœurs et son frère résidant en France, que le préfet ne mentionne pas sa situation de handicap, et que la décision attaquée s'appuie sur un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui comporte des erreurs quant à son état de santé et ses besoins de soins.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 septembre 2024, le préfet du Cher conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le caractère d'urgence de la situation n'est pas démontré ;
- aucun des moyens invoqués par la requérante n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 16 août 2024 sous le n° 2403534 par laquelle Mme C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d'emploi ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bernard pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 septembre 2024 à 14 h 30 :
- le rapport de Mme Bernard, juge des référés ;
- les observations de Me Sadoun, représentant Mme C, qui s'en est remis aux moyens soulevés dans la requête tout en insistant sur le moyen tiré des erreurs de fait dont seraient entachées la décision attaquée, traduisant un défaut d'examen particulier de la situation de la requérante et sur le fait que Mme C a transféré le centre de ses intérêts en France ;
- le préfet du Cher n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, ressortissante marocaine née le 15 février 1970, est entrée en France le 13 avril 2016 selon ses déclarations. Elle a obtenu une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", valable du 1er décembre 2017 au 30 novembre 2018, renouvelée à deux reprises pour une première période du 27 avril 2019 au 26 avril 2021 puis du 27 septembre 2021 au 26 septembre 2023. Le 19 juillet 2023, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour raisons de santé. Suite à l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 4 décembre 2023, le préfet du Cher a, par un arrêté du 18 juillet 2024, rejeté sa demande d'admission au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Mme C demande à la juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 18 juillet 2024 portant refus de titre de séjour.
Sur la condition d'urgence :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera, en principe, constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme dans le cas d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier, à très bref délai, d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
4. Pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet du Cher a refusé sa demande de renouvellement de titre de séjour, Mme C fait valoir que la décision attaquée porte atteinte à sa liberté d'aller et venir, en ce qu'elle l'empêche de se déplacer librement sur le territoire national ou de quitter celui-ci, ne pouvant justifier de la régularité de son séjour, et qu'en l'absence de titre de séjour en cours de validité, le versement de l'allocation adulte handicapé et de l'aide personnalisée au logement auquel elle peut prétendre a été interrompu. Par ailleurs, Mme C étant atteinte d'une insuffisance rénale chronique en phase terminale et étant dialysée à raison de trois séances hebdomadaires, la décision attaquée a des implications immédiates sur la prise en charge de ses frais médicaux. Dès lors, le refus de séjour en litige a pour effet de porter une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de la requérante. La condition d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est par suite remplie.
Sur l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté :
5. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. D F, directeur de cabinet du préfet du Cher. Par un arrêté du 13 mai 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. E B, préfet du Cher, a donné délégation à Mme Camille de Witasse Thézy, secrétaire générale de la préfecture du Cher, à l'effet de signer notamment " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département du Cher ", à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figure pas l'acte attaqué. Aux termes de l'article 2 de cet arrêté, cette délégation est exercée par M. D F, sous-préfet, directeur de cabinet, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme G. Il ressort des pièces du dossier que Mme G était absente à la date de l'arrêté en cause. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
6. En deuxième lieu, la requérante soutient que la décision attaquée est insuffisamment motivée, dès lors d'une part que le préfet ne vise pas l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Il ressort toutefois des pièces du dossier que Mme C a sollicité un titre de séjour pour raisons médicales. Dès lors, le préfet du Cher était bien fondé à viser les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui s'appliquent en l'espèce. D'autre part, si la requérante soutient que la décision attaquée est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne mentionne pas le courrier adressé le 5 janvier 2024 par son conseil à la préfecture, la décision attaquée énonce l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Dans ces circonstances et alors que le préfet n'est pas tenu de mentionner de manière exhaustive tous les éléments de la situation personnelle de l'étranger qui présente une demande de renouvellement de titre de séjour, ces considérations sont ainsi suffisamment développées pour mettre utilement en mesure Mme C de discuter les motifs de cette décision. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation du refus de titre de séjour doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme C avant de refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité. Le moyen tiré du défaut d'examen sérieux doit, par suite, être écarté.
8. En quatrième lieu, Mme C ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-23 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'elle n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur leur fondement et que le préfet du Cher, qui n'y était pas tenu, n'a pas examiné d'office sa demande au regard de ces dispositions. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
10. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
11. Pour refuser à Mme C le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étrangère malade, le préfet du Cher s'est fondé sur l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 11 décembre 2023 qui a estimé que l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais que Mme C peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine vers lequel elle peut voyager sans risque. En l'espèce, Mme C, qui a levé le secret médical, fait valoir qu'elle souffre d'une insuffisance rénale terminale pour laquelle elle est suivie par des médecins spécialistes en France et bénéficie de soins, dont trois séances de dialyse hebdomadaires, auxquels elle ne pourrait pas avoir accès au Maroc. Pour justifier ses allégations, et contredire l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, la requérante produit un certificat médical du 24 juillet 2024 attestant de sa pathologie et de complications liées à son abord vasculaire, un certificat médical du 2 août 2024 attestant de difficultés liées à la fistule qui lui a été implantée pour permettre les séances d'hémodialyse, et un dernier certificat du même jour attestant que ces difficultés vont nécessiter une intervention chirurgicale dans les mois à venir. Ces documents, postérieurs à l'avis du collège de médecins de l'Office français
de l'immigration et de l'intégration et à la décision attaquée n'apportent toutefois aucune précision attestant que cette intervention ne pourrait être réalisée au Maroc. Dès lors, ces éléments ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation portée par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration selon laquelle un traitement et une prise en charge adaptés à l'état de santé de Mme C sont effectivement accessibles dans son pays d'origine. Par suite, en refusant de délivrer à la requérante un titre de séjour pour raisons de santé, le préfet du Cher n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commis d'erreur dans l'appréciation de l'état de santé de la requérante.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Mme C soutient qu'elle a établi en France l'essentiel de ses attaches, dès lors qu'elle réside en France depuis 2016, qu'elle est veuve et qu'elle est soutenue dans ses besoins, notamment du fait de son handicap, par son fils, que celui-ci est titulaire d'une carte de résident et marié à une Française et que le couple attend un enfant, et enfin que ses deux sœurs et son frère sont également présents en France. Toutefois, la requérante ne produit aucun élément de nature à attester de liens réguliers avec son fils, majeur et âgé de trente-cinq ans, ses sœurs ou son frère. Elle ne démontre pas non plus avoir tissé des liens particuliers sur le territoire français ni être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de quarante-cinq ans. Dans ces circonstances, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en refusant de renouveler son titre de séjour et le moyen doit par suite être écarté.
14. En septième et dernier lieu, Mme C soutient que la décision attaquée est entachée de plusieurs erreurs de fait. Toutefois, d'une part, s'il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet du Cher n'a pas mentionné que Mme C a un fils résidant en France, il ressort des éléments présentés au point 13 qu'elle ne démontre pas entretenir avec celui-ci des liens réguliers. D'autre part, si le préfet a considéré que la requérante est entrée en France irrégulièrement alors qu'elle produit à l'appui de sa requête un visa valable du 30 mars 2016 au 15 mai 2016, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Enfin, si Mme C soutient que ses problèmes de santé nécessitent une intervention chirurgicale et que cet élément n'a été pris en compte ni dans l'avis des collèges de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ni dans la décision du préfet, il ressort des éléments présentés au point 11 que cette circonstance n'est pas de nature à exercer une influence sur le sens de la décision attaquée. Les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur d'appréciation doivent par suite être écartés.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme C tendant à la suspension de la décision du 18 juillet 2024 ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au préfet du Cher.
Fait à Orléans, le 4 septembre 2024.
La magistrate désignée,
Pauline BERNARD
La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.