Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403727

mardi 10 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403727
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHAJJI

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal administratif d'Orléans concerne un litige portant sur la prolongation d'une interdiction de retour sur le territoire français prise par le préfet de la Seine-Maritime à l'encontre de M. B. Le tribunal se déclare territorialement incompétent pour statuer sur la requête en excès de pouvoir. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Rouen, lieu de résidence de l'intéressé. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 septembre 2024, M. A B, retenu au centre de rétention administrative d'Olivet à la date de sa requête, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 septembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prolongé son interdiction de retour sur le territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a donné délégation à M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, et l'a désigné pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L.776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'alinéa premier de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'État, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. " et selon l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet / (). Il peut, par ordonnance : / () 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente (). ".

2. Aux termes de l'article R. 312-8 du même code : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. ", et aux termes de l'article R. 221-3 du code précité : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () Orléans : Cher, Eure-et-Loir, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret ; / () Rouen : Eure, Seine-Maritime ; () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que, suite à l'irrégularité de la procédure du placement en rétention constatée par le juge judiciaire du tribunal judiciaire d'Orléans dans une ordonnance du 6 septembre 2024, M. B a été assigné à résidence sur la commune de Creil (60100) dans le département de la Seine-Maritime par un arrêté du 6 septembre 2024 du préfet de la Seine-Maritime. Par suite, en application des dispositions précitées, le présent litige ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif d'Orléans mais de celle du tribunal administratif de Rouen, auquel il y a lieu de transmettre le dossier.

O R D O N N E :

Article 1er : Le dossier de la requête présentée par M. A B est transmis au tribunal administratif de Rouen.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au président du tribunal administratif de Rouen et à au préfet de la Seine-Maritime.

Le magistrat désigné,

G. Girard-Ratrenaharimanga