Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403740

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403740
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. C, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 1er août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et a validé la légalité de l'arrêté. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la mesure d'éloignement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces, enregistrés respectivement les 5, 30 et 24 septembre 2024, M. E C, assigné à résidence, représenté par Me Dézallé, doit être considéré comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 ou à défaut sur celui de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard à compter d'un délai de quarante-huit heures suivant la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement à intervenir et de lui délivrer durant cet examen un récépissé de demande de titre de séjour ou à défaut une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) d'annuler l'assignation à résidence ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. C doit être considéré comme soutenant, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la " décision du 1er août 2024 " :

* est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen suffisamment attentif de sa situation ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;

* méconnaît l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français :

* est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

* méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant assignation à résidence est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2024, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. C n'est fondé.

Par un courrier enregistré le 24 septembre 2024, le préfet d'Eure-et-Loir a communiqué au Tribunal l'arrêté qu'il a pris le 12 septembre 2024, et notifié le 24 suivant, par lequel il a assigné M. C à résidence.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative dans leur rédaction valable à compter du 15 juillet 2024.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga ;

- les observations de Me Dézallé, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et :

* indique que la " décision du 1er août 2024 " concerne en réalité l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté de cette même date ;

* soutient, en outre :

** la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

** la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant assignation à résidence ;

* et sollicite l'admission à titre provisoire de con client à l'aide juridictionnelle ;

- M. C qui indique qu'en 2018 sa compagne a décidé de rester en France et qu'elle souhaitait qu'il la rejoigne pour l'aider pour leur fils.

Le préfet d'Eure-et-Loir n'était ni présent ni représenté.

Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 15h57.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant ivoirien, né le 25 décembre 1977 à Zuénoula (République de Côte d'Ivoire), est entré en France le 16 décembre 2018 muni d'un passeport revêtu d'un visa Schengen de type C. Il a sollicité le 8 mars 2023 une admission exceptionnelle au séjour. Par arrêté du 1er août 2024, le préfet d'Eure-et-Loir a lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office. Par arrêté du 12 septembre 2024, la même autorité l'a assigné à résidence en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. C demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 1er août 2024.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. C, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

3. Aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".

4. Il ressort des pièces du dossier que M. C, qui est entré régulièrement sur le territoire français ainsi qu'il a été dit au point 1 puis s'y est maintenu, est le père du jeune D né en 2008 dont la mère est Mme A, enfant qui porte, par un acte d'état civil portant changement de nom en date du 1er février 2023 de la commune de Rambouillet (Yvelines), le nom des deux parents. Il est également le père de la jeune B née en 2023 dont la mère est également Mme A. Il ressort encore des pièces du dossier que le jeune D, de nationalité ivoirienne à sa naissance, est devenu français bénéficiant d'ailleurs d'un passeport français depuis le 4 septembre 2023. Mme A, mère des deux enfants, bénéficie d'une carte de résident valable jusqu'en 2028 et n'a donc pas vocation à repartir, au moins à brève échéance, dans son pays d'origine. Il ressort également des pièces du dossier que M. C et Mme A résident à la même adresse depuis l'arrivée en France de ce dernier ainsi qu'il ressort des documents aux deux noms, le couple ayant par ailleurs signé un pacte civil de solidarité le 29 décembre 2021 enregistré au service central d'état civil du ministère de l'Europe et des affaires étrangères le 25 janvier 2022. En outre, les photographies présentées, si elles ne sont pas légendées, permettent néanmoins de reconnaître le couple et le jeune D, par comparaison avec les pièces d'identité présentées, à au moins quelques années d'écart. Enfin, il ressort des documents bancaires que le requérant a versé régulièrement des sommes d'argent à Mme A au moins de 2021 à 2022. Dans ces conditions, M. C est fondé à soutenir qu'il existe une communauté de vie entre lui et Mme A suffisamment ancienne avec leurs deux enfants qui vivent avec eux en sorte qu'en refusant le séjour à M. C le préfet d'Eure-et-Loir a méconnu tant les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui est un titre de séjour de plein droit que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. M. C est donc fondé à demander l'annulation de la décision du 1er août 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir lui a refusé le séjour.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ; ".

6. En premier lieu, la décision contestée ne peut qu'être annulée par voie de conséquence de l'annulation prononcée au point 4 de la décision du 1er août 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir lui a refusé le séjour dès lors qu'elle est fondée sur les dispositions citées au point précédent du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux cités au point 4, la décision contestée portant obligation de quitter le territoire français méconnaît, en tant qu'elle est fondée sur les dispositions citées au point 5 du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et donc être annulée.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. C est fondé à demander l'annulation des décisions du 1er août 2024 par laquelle le préfet d'Eure-et-Loir lui a refusé le séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation des autres décisions attaquées, privées de base légale, par lesquelles cette autorité lui a octroyé un délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ainsi que celle, par voie de conséquence, du 12 septembre 2024 l'assignant à résidence.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ". Aux termes de l'article L. 911-3 de ce code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles () L. 731-1 (), et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ". Il appartient au juge, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions, en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision.

10. Les motifs de l'annulation par le présent jugement de la décision portant refus de séjour pour méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales induisent nécessairement la reconnaissance d'un droit au séjour au profit de M. C. Il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir qu'il délivre un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement ainsi que, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour. L'intéressé ne démontrant pas dans le dossier qu'il travaille, il n'y a pas lieu d'enjoindre que l'autorisation provisoire de séjour soit assortie d'une autorisation de travail.

11. Enfin, eu égard aux termes de l'article L. 614-16 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français implique nécessairement qu'il soit mis fin aux mesures de surveillance dont M. C fait l'objet à la date de la notification du dispositif c'est-à-dire à la date de l'audience.

12. Enfin, l'annulation prononcée n'implique aucune injonction.

Sur les frais liés au litige :

13. M. C a obtenu, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que M. C soit admis définitivement à l'aide juridictionnelle et Me Dézallé, avocate de ce dernier, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement de 1 500 euros à Me Dézallé. Dans l'hypothèse où M. C ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle, cette somme lui sera versée directement.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé le séjour à M. C, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office est annulé.

Article 3 : L'arrêté du 12 septembre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir l'a assigné à résidence est annulé.

Article 4 : Il est enjoint au préfet d'Eure-et-Loir, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de délivrer à M. C un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour.

Article 5 : Il est mis fin aux mesures de surveillance dont fait l'objet M. C.

Article 6 : L'État (préfet d'Eure-et-Loir) versera à Me Dézallé, conseil de M. C, une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de M. C à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Dézallé renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État. Dans l'hypothèse où M. C ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle, cette somme lui sera versée directement.

Article 7 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 8 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet d'Eure-et-Loir.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

Gaëtan GIRARD-RATRENAHARIMANGA

Le greffier,

Sébastien BIRCKELLa République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.