Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403857

mercredi 26 février 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403857
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait son exclusion des prestations de soins infirmiers à domicile (SSIAD) par l'hôpital de Levroux. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, portant sur l'absence de notification de la décision et sur le bien-fondé de celle-ci, étaient soit inopérants, soit insuffisamment étayés. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 13 septembre 2024 et le 1er octobre 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision orale par laquelle la directrice de l'hôpital de Levroux (Indre) l'a exclu des prestations assurées par les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).

Il soutient que :

- la décision d'exclusion ne lui a pas été notifiée ;

- cette absence de notification est une faute ;

- la décision est motivée et justifiée par l'absence de nécessité d'une toilette intégrale ;

- il doit bénéficier d'une réintégration.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Par sa requête, M. B demande l'annulation de la décision orale par laquelle la directrice de l'hôpital de Levroux l'a exclu du bénéfice des prestations assurées par les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).

3. En se bornant à soutenir, d'une part, que la décision d'exclusion attaquée ne lui a pas été notifiée et que cette absence de notification est une faute et, d'autre part, que cette décision est motivée et justifiée par l'absence de nécessité d'une toilette intégrale et qu'il doit bénéficier d'une réintégration, M. B soulève des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, la requête de M. B ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Orléans le 26 février 2025.

Le président du tribunal,

Benoist GUÉVEL

La République mande et ordonne au préfet de l'Indre ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 2